11 novembre 2023. La bande de joyeux lurons que nous sommes se
retrouve à Lausanne pour le Montreux Comedy festival. Pas logique, me
direz-vous. Mais pour cette édition, le Centre de Congrès de Montreux était en
travaux ; alors direction le prestigieux Théâtre de Beaulieu pour assister
au plus grand festival d’humour francophone.
Deuxième fois que nous nous parcourons les
montées et descentes hyper raides de Lausanne. Verdict : le chef-lieu du
canton de Vaud est toujours aussi charmant, même s’il coupe plus le souffle au
sens propre qu’au figuré !
Mais avant la soirée…guess what ? Une rando, bien
évidemment. Merci à notre amie d’avoir proposé un itinéraire autour de
Saint-Saphorin. Il s’agit de l’un des plus beaux villages de Suisse, et vous
allez comprendre pourquoi grâce aux photos.
Le voici, le charmant village de Saint-Saphorin, départ de la randonnée.
Vignes au couleurs automnales, lac Léman et Alpes aux sommets enneigés.
Un Léman azur.
Soyons
honnête, ces paysages viticoles sont encore plus jolis que la Côte de Beaune.
Avec une mini-cascade en prime !
L’été caniculaire et l’automne exceptionnellement chaud expliquent un tel éclat mi-novembre.
Pour une pause vin blanc et marrons chauds, arrêtez-vous chez ces vignerons de Rivaz.
Le chemin est simple pour rentrer à Lausanne : il suffit de longer le Léman !
Des couleurs automnales éclatantes quand le soleil perce.
Qu’est-ce que je disais ?
La partie délicate à l’approche de Lausanne, au plus près du Léman.
Eclaboussures garanties !
Les humoristes de la soirée. Notre préféré à tous : PV
Voici le sketch !
https://www.youtube.com/watch?v=Sh2AMcFoIKE
Le lendemain, visite du Musée Olympique à Lausanne – ville
où siège le Comité international olympique.
Cette fois-ci, je ne remercierai
pas cette même amie qui a eu l’idée…parce que je me suis ennuyée à mourir. Le
musée est très intéressant, si et seulement si on aime REGARDER le sport. Et j’ai
cette particularité de surtout aimer FAIRE du sport !
Saviez-vous que parmi TOUS les départements français,
la Côte-d'Or est le seul dont le nom ne fait pas référence à une appellation
géographique ou hydrographique bien précise ? J’ai appris ça grâce à un
compte Twitter – je ne dirai pas « X » –, et remercie infiniment la
personne qui est derrière. Alors certes, on parle bien de la côte entre Dijon
et Nuits-Saint-Georges, mais elle est désignée non pas par sa géographie, mais
par un qualificatif – en l’occurrence sa couleur automnale.
Alors en ce 22 octobre 2023, je peux vous dire que la
Côte-d’Or n’avait jamais aussi bien porté son nom. Pour un automne limite
limite car observé un 1er novembre, rendez-vous au Clos deVougeot, le lieu le plus représentatif de la Bourgogne selon moi !
Ici, nous avons fait une bonne randonnée de 25 km dans le
vignoble de la côte de Beaune. Autant vous dire qu’on en a pris plein la vue à
mesure que le soleil perdait en altitude.
Tous commence par cet arbre-miracle au milieu d’un paysage lunaire.
Octobre.
Monthélie.
A contre-jour.
Le petit groupe.
Gros plan sur la variété des couleurs automnales.
Falaises de Saint-Romain au loin.
Meursault, décor de La Grande Vadrouille !
Beauté géométrique de l’alignement des vignes tranchée par une belle route.
Charmant village (de Saint-Aubin, sans certitude).
On dit bien la côte de Beaune.
Des vignes encore vertes ou la disparité des couleurs en cette période.
Tout semble question de versant et de lumière. Ici, l’ocre domine.
Là, des bandes jaunes se détachent.
Prions pour que la prochaine récolte soit bonne.
Mer d’ocre, sentiment d’infini.
Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline.
L’une de mes préférées.
A hauteur de vigne, pour faire ressortir ces couleurs sublimes.
Je n’ai pas pu m’empêcher de mitrailler.
Car oui, de nombreux clichés rivalisent de beauté.
Encore un contre-jour pour la route.
Et un autre.
Pas étonnant que j’étais souvent à la traîne.
Château de Pommard.
Village de Pommard.
La boucle se termine dans ce charmant village, et même par un pare-choc arrière défoncé. Merci aux petites routes viticoles en pente et aux murets...Bref, automne oblige, on rentre au bercail avant 17h. C'était beau, c'était bien.
Nous sommes le 8 septembre 2023, soit deux jours seulement après
le meilleur concert de cette année de vache maigre, cette dernière
faisant suite à un excellent cru 2022 en matière de festivals dans la région.
A noter que je m’étais aussi rendue au
VYV cette année-là, avec un moment inoubliable offert par Liam Gallagher !
Fort heureusement, car le Ouiii ! Festival de Dolea été mon seul
et unique festival de 2023, cette première édition s’est ouverte de façon
absolument génialissime en ce vendredi de fin d’été.
A peine remise de la claque infligée par quatre jeunes Italiens, la mamie que je suis devenue pensait qu’il était encore
trop tôt pour enchaîner avec une soirée comprenant plusieurs concerts. Mais
comme la programmation, l’ampleur, le lieu et l’ambiance n’avaient strictement
rien à voir avec un immense show en Open Air, mon esprit et mon corps ont pu
accueillir ce petit événement local avec une fraîcheur de jeune vierge.
Tout d’abord, j’ai pu avoir un – trop – bref aperçu du
charme de Dole.
Le Doubs.
Néanmoins, je devais rapidement filer direction la Commanderie,
cette salle de spectacle avec une très bonne acoustique. Et les hostilités
commencent par Bob’s Not Dead.
Le public majoritairement composé de
punks à chiens jurassiens – du moins, je le suppose – pogote déjà sérieusement,
et cet artiste m’a beaucoup plu. En plus de proposer des textes originaux sur
des mélodies entraînantes et aux styles variés,
le musicien à la guitare artisanale est à mourir de
rire entre les morceaux. J’en veux pour preuve la meilleure vanne dont j’ai été
témoin en concert.
Avant et pendant le concert des Foxy Ladies, trop
grunge à notre goût, nous avons passé un bon moment de répit musical à
l’extérieur. Entre un magicien bon donc agaçant qui a transformé un tasde cartes en boîtier de cartes alors que
l’objet était encore dans ma main, la queue interminable pour des burgers
épuisés qui se sont alors transformés en brochettes de viande tiède, et un
France-Nouvelle-Zélande visionné rapidement sur écran de smartphone, cette
longue pause à l’air chaud de Dole nous a fait le plus grand bien. Et puis
surtout, il y avait une ambiance bien plus survoltée qu’à l’intérieur de la
Commanderie. Pour cela, remercions L’Esprit Fûts.
Ravitaillés, désaltérés et gonflés bloc, nous sommes fin
prêts à reconquérir la salle de spectacle pour assister au meilleur concert de
la soirée : j’ai nommé Les Ramoneurs de menhirs. Ah ça, pour
ramoner, ils ramonent. Je peux vous dire que depuis leur arrivée sur Bella Ciao,
jusqu’à la fin du concert, ils ont ramoné les tripes de tout
le monde ! Malgré une éjection précoce de mes cinquante-deux kilos par un
gros c** qui s’est frayé un chemin dans la foule en employant une méthode de
gros c**, j’ai adoré cette ambiance très fin 80/début 90. Les gens pogotent à
mort, transpirent et vivent l’instant présent comme à l’époque. Très peu de
portables pour filmer – les punks à chiens jurassiens n’ayant pas tout à fait la
même mentalité que les fans de Maneskin – l’enchaînement de classiques des
Bérus qui se joue sur scène. Ici, l'indétrônable Porcherie.
Avec en prime, un bon Chant des partisans à la bombarde ! Quel pied !!
Comme quoi, à défaut d’avoir conservé la moitié de ses
dents, le mythique Loran n’a rien perdu de son énergie militante. Et dire que
j’ai mis plusieurs morceaux avant de le reconnaître et de faire le
rapprochement entre toutes leurs reprises des Bérurier Noir et l’ancien membre
en train de les chanter sur scène…Honte à moi.
Mention spéciale à l’excellent Gwenaël Kere au chant (breton) !!
On termine par La P’tite fumée, le groupe qui m’a
fait prendre ma place pour cette soirée du Ouiii Festival, car je l’avais
trouvé absolument génial au Chien à Plumes 2022 ! Finalement,
l’effet de surprise est passé et je n’arrête pas de bâiller pendant toute leur
prestation.
Pourtant les images parlent d’elles-mêmes : une énergie
de dingue et un public déchaîné.
Et une dernière avant que mamie ne reprenne
la route pour rejoindre les bras de Morphée.
En mars dernier, les jeunes tauliers du rock
international annonçaient leur seule et unique date en France de leur Rush!
World Tour. Surprise – ou pas ! – celle-ci a eu lieu dans la capitale des
ducs de Lorraine, et accessoirement ma ville de cœur. Comme je les ai bêtement
ratés lors de leur passage à l’Accor Arena le 13 mars 2023, je n’ai pas trop
tardé à prendre ma place cette fois-ci. Hors de question de louper ces bêtes de
scène en Lorraine. L’occasion était trop belle, et mes retrouvailles avec la
ville de mes deux premières années d’études faisaient chaud au cœur – ou
peut-être était-ce la fameuse canicule record de septembre que nous
vivons ?
Toujours est-il que Stan m’avait terriblement manqué.
Et dire que je n’avais pas mis les pieds dans
le centre-ville depuis la Saint-Nicolas…Contrairement
à mon dernier pèlerinage, je ne me suis pas rendue dans mon quartier de
résidence, le charmant Faubourg des Trois Maisons, mais juste avant de prendre
la navette en direction du Zénith,
je n’ai pas pu résister à un arrêt devant ce haut lieu de l’Éducation Nationale qui a abrité les deux années les plus stimulantes de ma vie sur le plan intellectuel.
Même chose pour L’Excelsior. Cette mythique brasserie, chef d’œuvre de l’École de Nancy, accueillait traditionnellement les Saturnales des hypokhâgnes.
Je n’insiste pas sur la Pep, le cours Léopold,
la place Carrière en plein montage du « Livre sur la Place » - que je
suis bien triste de rater une année de plus ou encore - la Vieille-Ville ;
il est évident que j’ai foulé ces endroits. Mais comme dirait un grand poète –
Yanns dans son chef d’œuvre intitulé Clic
clic pan pan : « j’sais qu’le passé c’est l’passé. »
Alors tournons-nous vers le présent et montons
dans la navette direction le Zénith de Maxéville. Le parking gratuit étant de 2
500 places pour un événement Open Air avec 20 000 spectateurs attendus, mieux valait se garer en centre-ville, vendre
son deuxième rein pour payer le parking après avoir vendu le premier pour le
péage et le carburant, puis rester 40 minutes dans une navette coincée au
milieu des bouchons nancéiens pour se rendre sur un site tout près de la sortie
d’autoroute. Oui, c’est embêtant, mais quand on parcourt plus de quatre heures
de route afin de voir LE concert de l’année, on n’est plus à ça près.
Et inutile de vous dire que cela valait
terriblement le coup.
Primo. Avec sa capacité de 25 000 personnes, l’amphithéâtre
extérieur du Zénith de Nancy est un site exceptionnel : deuxième « salle »
de spectacle de France derrière La Défense Arena, l’endroit bénéficie d’une
acoustique exceptionnelle et d’une très bonne visibilité où que vous soyez. J’étais
dans les gradins de droite – face à la scène – et je n’ai pas eu à me plaindre.
Mais attention aux non sportifs : le chemin pour accéder au Zénith depuis
les navettes est une pente caillouteuse. Car oui, le Nord de Nancy est en hauteur
– le quartier chaud juste à côté de Maxéville ne s’appelle pas le Haut du
Lièvre pour rien. Il faut donc faire attention à ne pas se ramasser en
descendant au Zénith et gérer son cardio en sortant. Tout ça en sandales,
puisqu’on prévoit rarement des chaussures de randonnée pour se rendre à un
concert !
Deuxio. Les vingtenaires italiens ont été à la
hauteur de leur réputation. Même chose pour leur public que je qualifierais de très jeune, très féminin et très stylé. Les fans venaient de toutes
la France, et peut-être même du monde entier, puisque j’ai entendu de l’anglais
américain et beaucoup d’italien autour de moi. Quel bonheur de voir ces gens
faire un nombre de kilomètres indécent pour partager un moment inoubliable au nom
de la musique. L’amphithéâtre était survolté, plus en forme que jamais car –
particularité de Maneskin que j’apprécie énormément, surtout un mercredi soir –
le groupe n’a PAS de première partie. Bien sûr que cette tradition permet de
belles découvertes, mais elle peut aussi fatiguer, et entre le temps de trajet
et le travail abondant avant et après cette journée de milieu de semaine, la
première partie s’avérait plus que dispensable.
Les membres débarquent alors un par un aux
alentours de 20h30. Cheveux coupés à ras et teints en
blond platine, Damiano est plus beau que jamais. Il aurait été pile ma came il
y a vingt ans et on ne peut que valider son statut de sex symbol. Les autres
membres ne sont pas en reste : Ethan et son style légendaire envoient du
bois derrière ses fûts et sa lonnnngue chevelure d’ébène, Vic est aussi
charismatique que sexy, and last but not least, Thomas enchaîne les solos de
guitare pour mieux nous convaincre que le talent n’attend pas le nombre des
années.
À l’instar d’Indochine qui se sont également
produits sur la scène du Nancy Open Air cette année, Maneskin transpire la
générosité et la reconnaissance envers son public. Malgré leur rythme effréné
de tournées et de sorties d’album, les Romains ont l’air de prendre leur pied
sur scène et multiplient d’ailleurs les bains de foule. Ici, le grand – dans tous
les sens du terme – Thomas sort du bain.
Pendant tout le concert, le jeune groupe a
enchaîné les tubes, tels que I Wanna Be
Your Slave.
Fort heureusement, la setlist ne manquait pas
de chansons en italien, reprises en cœur par les nombreux compatriotes présents
ce soir-là.
Parmi les moments les plus marquants du
concert, j’en citerai trois, chacun dans une catégorie différente. Dans la
catégorie humoristique, il y avait la glissade arrière de lunettes de Damiano
en plein début de Beggin soldée
par un très spontané – et joliment erroné sur le plan linguistique – « F**
my glass ». Dans la catégorie émotion, cette reprise a capella de Formidable de Stromae par Damiano pour
rendre hommage à son public français a permis au chanteur de montrer pour la
énième fois qu’il avait une voix aussi sublime que son visage.
Le public
avait prévu des petites lumières aux couleurs de l’Italie : on distingue le rouge et le vert ici.
Et enfin dans la catégorie gaieté contagieuse,
voici la fin de Kool Kids avec la
participation des groupies déchaînées sur scène. Merci à ces veinardes d’être
aussi solaires que leurs idoles.
Allez, on se quitte sur un de leurs plus
grands tubes, sans doute mon préféré. Et je peux vous dire que personne ne s’est
senti « the loneliest » ce 6 septembre 2023, ni les jours qui ont
suivi. L’effet « après-concert » quoi, toi-même tu sais…