samedi 15 juin 2024

L'armistice en pays neutre

11 novembre 2023. La bande de joyeux lurons que nous sommes se retrouve à Lausanne pour le Montreux Comedy festival. Pas logique, me direz-vous. Mais pour cette édition, le Centre de Congrès de Montreux était en travaux ; alors direction le prestigieux Théâtre de Beaulieu pour assister au plus grand festival d’humour francophone.

Deuxième fois que nous nous parcourons les montées et descentes hyper raides de Lausanne. Verdict : le chef-lieu du canton de Vaud est toujours aussi charmant, même s’il coupe plus le souffle au sens propre qu’au figuré !

Mais avant la soirée…guess what ? Une rando, bien évidemment. Merci à notre amie d’avoir proposé un itinéraire autour de Saint-Saphorin. Il s’agit de l’un des plus beaux villages de Suisse, et vous allez comprendre pourquoi grâce aux photos.

 

Le voici, le charmant village de Saint-Saphorin,
départ de la randonnée.


Vignes au couleurs automnales, lac Léman
et Alpes aux sommets enneigés.


Un Léman azur.


Soyons honnête, ces paysages viticoles sont
encore plus jolis que la Côte de Beaune.


Avec une mini-cascade en prime !

L’été caniculaire et l’automne exceptionnellement chaud
expliquent un tel éclat mi-novembre.


C’est encore vert ! Incroyable !


Belles rangées ocre.


Ça dépasse de loin la route des grands crus.


Carte postale.

Tout ça avec mon Samsung tout pourri.

Pour une pause vin blanc et marrons chauds,
arrêtez-vous chez ces vignerons de Rivaz.

Le chemin est simple pour rentrer à Lausanne :
il suffit de longer le Léman !

Des couleurs automnales éclatantes quand le soleil perce.

Qu’est-ce que je disais ?

La partie délicate à l’approche de Lausanne,
au plus près du Léman.

Eclaboussures garanties !

Les humoristes de la soirée. Notre préféré à tous : PV


Voici le sketch !

https://www.youtube.com/watch?v=Sh2AMcFoIKE


Le lendemain, visite du Musée Olympique à Lausanne – ville où siège le Comité international olympique. 





Cette fois-ci, je ne remercierai pas cette même amie qui a eu l’idée…parce que je me suis ennuyée à mourir. Le musée est très intéressant, si et seulement si on aime REGARDER le sport. Et j’ai cette particularité de surtout aimer FAIRE du sport !

Le large


Ce soir-là, une énième dispute,

Un quasi-monologue de rage

Où je ne cesse d’invectiver « la pute ».

J’explose tel un lion en cage

 

Juste avant d’en briser les barreaux.

Des semaines de haine et de colère,

Je sentais bien que c’était trop.

Alors j’ai fini par me taire.

 

Bloqué. Enfin l’orage se termine.

Bien venues, tristesse et mélancolie.

La boule au ventre me mine

Les larmes roulent sur mon lit.

 

Au milieu d’une crise de pleurs,

J’apprends la disparition d’un ange,

D’une icône, des Stones à Blur,

Des yéyé aux planètes ; adieu la frange.

 

Mais l’âme la plus pure de la chanson,

Elle, est toujours vivante,

Accompagne ma douleur avec des sons

Et des paroles d’une douceur aimante.

 

Car elle était une grande amoureuse.

Pas comme moi, pas comme nous.

Nous sommes des tueuses :

Jetons les boulets, priorité aux babynous.

 


Je clame mon droit à la tranquillité

Au repos du corps et de l’esprit.

Que mon être, malgré l’actualité,

Puisse un jour s’apaiser car desépris.

 

Mon deuil s’installe sur les mélodies

Sublimes d’une femme de caractère,

Sur les paroles de la belle Françoise Hardy,

Voix de velours au tempérament de fer.

 

L’élégance salie par le chaos :

Une figure de la discrétion

Part sous le vomi quotidien des fachos

De tous bords excités par la dissolution.

 

Elle souhaitait une loi sur la fin de vie,

Que la France, enfin, s’en charge.

Mais rien ne sera poursuivi

Avant que la reine ne prenne le large.


mercredi 12 juin 2024

La Côte-d'Or n'a jamais aussi bien porté son nom

Saviez-vous que parmi TOUS les départements français, la Côte-d'Or est le seul dont le nom ne fait pas référence à une appellation géographique ou hydrographique bien précise ? J’ai appris ça grâce à un compte Twitter – je ne dirai pas « X » –, et remercie infiniment la personne qui est derrière. Alors certes, on parle bien de la côte entre Dijon et Nuits-Saint-Georges, mais elle est désignée non pas par sa géographie, mais par un qualificatif – en l’occurrence sa couleur automnale.



Alors en ce 22 octobre 2023, je peux vous dire que la Côte-d’Or n’avait jamais aussi bien porté son nom. Pour un automne limite limite car observé un 1er novembre, rendez-vous au Clos deVougeot, le lieu le plus représentatif de la Bourgogne selon moi !

Ici, nous avons fait une bonne randonnée de 25 km dans le vignoble de la côte de Beaune. Autant vous dire qu’on en a pris plein la vue à mesure que le soleil perdait en altitude.


Tous commence par cet arbre-miracle
au milieu d’un paysage lunaire.


Octobre.


Monthélie.

A contre-jour.


Le petit groupe.


Gros plan sur la variété
des couleurs automnales.


Falaises de Saint-Romain au loin.


Meursault, décor de La Grande Vadrouille !


Beauté géométrique de l’alignement des vignes
tranchée par une belle route.

Charmant village (de Saint-Aubin, sans certitude).

On dit bien la côte de Beaune.

Des vignes encore vertes ou la disparité
des couleurs en cette période.


Tout semble question de versant et de lumière.
Ici, l’ocre domine.

Là, des bandes jaunes se détachent.

Prions pour que la prochaine récolte
soit bonne.

Mer d’ocre, sentiment d’infini.

Elle m’a dit d’aller siffler
là-haut sur la colline.

L’une de mes préférées.


A hauteur de vigne, pour faire ressortir
 ces couleurs sublimes.


Je n’ai pas pu m’empêcher de mitrailler.

Car oui, de nombreux clichés
rivalisent de beauté.


Encore un contre-jour pour la route.

Et un autre.


Pas étonnant que j’étais
souvent à la traîne.

Château de Pommard.

Village de Pommard.


La boucle se termine dans ce charmant village, et même par un pare-choc arrière défoncé. Merci aux petites routes viticoles en pente et aux murets...Bref, automne oblige, on rentre au bercail avant 17h. C'était beau, c'était bien.

dimanche 18 février 2024

Je dis oui au Ouiii !

Nous sommes le 8 septembre 2023, soit deux jours seulement après le meilleur concert de cette année de vache maigre, cette dernière faisant suite à un excellent cru 2022 en matière de festivals dans la région. A  noter que je m’étais aussi rendue au VYV cette année-là, avec un moment inoubliable offert par Liam Gallagher ! Fort heureusement, car le Ouiii ! Festival de Dole a été mon seul et unique festival de 2023, cette première édition s’est ouverte de façon absolument génialissime en ce vendredi de fin d’été.

A peine remise de la claque infligée par quatre jeunes Italiens, la mamie que je suis devenue pensait qu’il était encore trop tôt pour enchaîner avec une soirée comprenant plusieurs concerts. Mais comme la programmation, l’ampleur, le lieu et l’ambiance n’avaient strictement rien à voir avec un immense show en Open Air, mon esprit et mon corps ont pu accueillir ce petit événement local avec une fraîcheur de jeune vierge.

Tout d’abord, j’ai pu avoir un – trop – bref aperçu du charme de Dole.

 



Le Doubs.


Néanmoins, je devais rapidement filer direction la Commanderie, cette salle de spectacle avec une très bonne acoustique. Et les hostilités commencent par Bob’s Not Dead



Le public majoritairement composé de punks à chiens jurassiens – du moins, je le suppose – pogote déjà sérieusement, et cet artiste m’a beaucoup plu. En plus de proposer des textes originaux sur des mélodies entraînantes et aux styles variés, 



le musicien à la guitare artisanale est à mourir de rire entre les morceaux. J’en veux pour preuve la meilleure vanne dont j’ai été témoin en concert.

 


Avant et pendant le concert des Foxy Ladies, trop grunge à notre goût, nous avons passé un bon moment de répit musical à l’extérieur. Entre un magicien bon donc agaçant qui a transformé un tas de cartes en boîtier de cartes alors que l’objet était encore dans ma main, la queue interminable pour des burgers épuisés qui se sont alors transformés en brochettes de viande tiède, et un France-Nouvelle-Zélande visionné rapidement sur écran de smartphone, cette longue pause à l’air chaud de Dole nous a fait le plus grand bien. Et puis surtout, il y avait une ambiance bien plus survoltée qu’à l’intérieur de la Commanderie. Pour cela, remercions L’Esprit Fûts.

 


Ravitaillés, désaltérés et gonflés bloc, nous sommes fin prêts à reconquérir la salle de spectacle pour assister au meilleur concert de la soirée : j’ai nommé Les Ramoneurs de menhirs. Ah ça, pour ramoner, ils ramonent. Je peux vous dire que depuis leur arrivée sur Bella Ciao,

 


jusqu’à la fin du concert, ils ont ramoné les tripes de tout le monde ! Malgré une éjection précoce de mes cinquante-deux kilos par un gros c** qui s’est frayé un chemin dans la foule en employant une méthode de gros c**, j’ai adoré cette ambiance très fin 80/début 90. Les gens pogotent à mort, transpirent et vivent l’instant présent comme à l’époque. Très peu de portables pour filmer – les punks à chiens jurassiens n’ayant pas tout à fait la même mentalité que les fans de Maneskin – l’enchaînement de classiques des Bérus qui se joue sur scène. Ici, l'indétrônable Porcherie.



Avec en prime, un bon Chant des partisans à la bombarde ! Quel pied !!


 

Comme quoi, à défaut d’avoir conservé la moitié de ses dents, le mythique Loran n’a rien perdu de son énergie militante. Et dire que j’ai mis plusieurs morceaux avant de le reconnaître et de faire le rapprochement entre toutes leurs reprises des Bérurier Noir et l’ancien membre en train de les chanter sur scène…Honte à moi.

Mention spéciale à l’excellent Gwenaël Kere au chant (breton) !!

 


On termine par La P’tite fumée, le groupe qui m’a fait prendre ma place pour cette soirée du Ouiii Festival, car je l’avais trouvé absolument génial au Chien à Plumes 2022 ! Finalement, l’effet de surprise est passé et je n’arrête pas de bâiller pendant toute leur prestation.

Pourtant les images parlent d’elles-mêmes : une énergie de dingue et un public déchaîné.




Et une dernière avant que mamie ne reprenne la route pour rejoindre les bras de Morphée.


dimanche 17 septembre 2023

Torna a casa

En mars dernier, les jeunes tauliers du rock international annonçaient leur seule et unique date en France de leur Rush! World Tour. Surprise – ou pas ! – celle-ci a eu lieu dans la capitale des ducs de Lorraine, et accessoirement ma ville de cœur. Comme je les ai bêtement ratés lors de leur passage à l’Accor Arena le 13 mars 2023, je n’ai pas trop tardé à prendre ma place cette fois-ci. Hors de question de louper ces bêtes de scène en Lorraine. L’occasion était trop belle, et mes retrouvailles avec la ville de mes deux premières années d’études faisaient chaud au cœur – ou peut-être était-ce la fameuse canicule record de septembre que nous vivons ?

 

Toujours est-il que Stan m’avait terriblement manqué.

Et dire que je n’avais pas mis les pieds dans le centre-ville depuis la Saint-Nicolas…Contrairement à mon dernier pèlerinage, je ne me suis pas rendue dans mon quartier de résidence, le charmant Faubourg des Trois Maisons, mais juste avant de prendre la navette en direction du Zénith,

 

je n’ai pas pu résister à un arrêt devant ce haut lieu de l’Éducation Nationale qui a abrité les deux années les plus stimulantes de ma vie sur le plan intellectuel.


Même chose pour L’Excelsior. Cette mythique brasserie, chef d’œuvre de l’École de Nancy, accueillait traditionnellement les Saturnales des hypokhâgnes.

 

Je n’insiste pas sur la Pep, le cours Léopold, la place Carrière en plein montage du « Livre sur la Place » - que je suis bien triste de rater une année de plus ou encore - la Vieille-Ville ; il est évident que j’ai foulé ces endroits. Mais comme dirait un grand poète – Yanns dans son chef d’œuvre intitulé Clic clic pan pan : « j’sais qu’le passé c’est l’passé. »

Alors tournons-nous vers le présent et montons dans la navette direction le Zénith de Maxéville. Le parking gratuit étant de 2 500 places pour un événement Open Air avec 20 000 spectateurs attendus,  mieux valait se garer en centre-ville, vendre son deuxième rein pour payer le parking après avoir vendu le premier pour le péage et le carburant, puis rester 40 minutes dans une navette coincée au milieu des bouchons nancéiens pour se rendre sur un site tout près de la sortie d’autoroute. Oui, c’est embêtant, mais quand on parcourt plus de quatre heures de route afin de voir LE concert de l’année, on n’est plus à ça près.

Et inutile de vous dire que cela valait terriblement le coup.

Primo. Avec sa capacité de 25 000 personnes, l’amphithéâtre extérieur du Zénith de Nancy est un site exceptionnel : deuxième « salle » de spectacle de France derrière La Défense Arena, l’endroit bénéficie d’une acoustique exceptionnelle et d’une très bonne visibilité où que vous soyez. J’étais dans les gradins de droite – face à la scène – et je n’ai pas eu à me plaindre. Mais attention aux non sportifs : le chemin pour accéder au Zénith depuis les navettes est une pente caillouteuse. Car oui, le Nord de Nancy est en hauteur – le quartier chaud juste à côté de Maxéville ne s’appelle pas le Haut du Lièvre pour rien. Il faut donc faire attention à ne pas se ramasser en descendant au Zénith et gérer son cardio en sortant. Tout ça en sandales, puisqu’on prévoit rarement des chaussures de randonnée pour se rendre à un concert !

Deuxio. Les vingtenaires italiens ont été à la hauteur de leur réputation. Même chose pour leur public que je qualifierais de très jeune, très féminin et très stylé. Les fans venaient de toutes la France, et peut-être même du monde entier, puisque j’ai entendu de l’anglais américain et beaucoup d’italien autour de moi. Quel bonheur de voir ces gens faire un nombre de kilomètres indécent pour partager un moment inoubliable au nom de la musique. L’amphithéâtre était survolté, plus en forme que jamais car – particularité de Maneskin que j’apprécie énormément, surtout un mercredi soir – le groupe n’a PAS de première partie. Bien sûr que cette tradition permet de belles découvertes, mais elle peut aussi fatiguer, et entre le temps de trajet et le travail abondant avant et après cette journée de milieu de semaine, la première partie s’avérait plus que dispensable.

Les membres débarquent alors un par un aux alentours de 20h30. Cheveux coupés à ras et teints en blond platine, Damiano est plus beau que jamais. Il aurait été pile ma came il y a vingt ans et on ne peut que valider son statut de sex symbol. Les autres membres ne sont pas en reste : Ethan et son style légendaire envoient du bois derrière ses fûts et sa lonnnngue chevelure d’ébène, Vic est aussi charismatique que sexy, and last but not least, Thomas enchaîne les solos de guitare pour mieux nous convaincre que le talent n’attend pas le nombre des années.

À l’instar d’Indochine qui se sont également produits sur la scène du Nancy Open Air cette année, Maneskin transpire la générosité et la reconnaissance envers son public. Malgré leur rythme effréné de tournées et de sorties d’album, les Romains ont l’air de prendre leur pied sur scène et multiplient d’ailleurs les bains de foule. Ici, le grand – dans tous les sens du terme – Thomas sort du bain.

 


Pendant tout le concert, le jeune groupe a enchaîné les tubes, tels que I Wanna Be Your Slave.



Fort heureusement, la setlist ne manquait pas de chansons en italien, reprises en cœur par les nombreux compatriotes présents ce soir-là.



Parmi les moments les plus marquants du concert, j’en citerai trois, chacun dans une catégorie différente. Dans la catégorie humoristique, il y avait la glissade arrière de lunettes de Damiano en plein début de Beggin soldée par un très spontané – et joliment erroné sur le plan linguistique – « F** my glass ». Dans la catégorie émotion, cette reprise a capella de Formidable de Stromae par Damiano pour rendre hommage à son public français a permis au chanteur de montrer pour la énième fois qu’il avait une voix aussi sublime que son visage.

 


Le public avait prévu des petites lumières aux couleurs de l’Italie : on distingue le rouge et le vert ici.



Et enfin dans la catégorie gaieté contagieuse, voici la fin de Kool Kids avec la participation des groupies déchaînées sur scène. Merci à ces veinardes d’être aussi solaires que leurs idoles.

 


Allez, on se quitte sur un de leurs plus grands tubes, sans doute mon préféré. Et je peux vous dire que personne ne s’est senti « the loneliest » ce 6 septembre 2023, ni les jours qui ont suivi. L’effet « après-concert » quoi, toi-même tu sais…