dimanche 9 juillet 2023

Autour du Clos de Vougeot - 1er novembre 2022

Annoncée en conclusion de mon dernier article, voici la fameuse virée automnale au cœur de la Côte d’Or – ici, le département n’a jamais aussi bien porté son nom. La balade intitulée « Autour du Clos de Vougeot » est disponible sur l’application « Balades en Bourgogne ».


Château du Clos de Vougeot

Château de la Tour – Clos de Vougeot


Suivez-nous dans le vignoble de la côte de Nuits, sur la Route des Grands Crus. C'est à quelques kilomètres au nord de Nuits-Saint-Georges que sont cultivés les cépages à l’origine des vins AOC les plus prestigieux au monde. Je ne suis pas une grande amatrice d’œnologie, mais se balader dans les vignes pendant une journée ensoleillée de fin d’automne – avant qu’il ne soit trop tard et que les vignes ne perdent toutes leurs feuilles – est un plaisir immense. Et puis vivre en Bourgogne sans s’intéresser un minimum aux vignobles de la région me semble très compliqué.


Domaine Bertagna


Comment se lasser d’un tel paysage ?

Impressionant tronc du tilleul place de l'église à Chambolle-Musigny. Il a été planté au XVIe siècle, sous le règne d'Henri IV !


Le village de Chambolle-Musigny

La Bourgogne, terre du pinot noir.

Le village de Morey-Saint-Denis. On voit bien que c'est la toute fin de l'automne.

En nous approchant, nous croyions à un haut-parleur. Et pourtant, le bruit était 100 % naturel tant les oiseaux étaient nombreux !

Les voici en pleine action, pour le plaisir des yeux.

Au milieu de la côte bien raide, surprise de cette balade facile.

Au bout du chemin (ou presque).

Encore une magnifique vue sur Morey-Saint-Denis.

Ce camaïeu d'ocre <3

Hâte de repartir dans les vignes à une prochaine occasion, pourquoi pas vers Beaune. En tout cas, la Bourgogne ne cesse de m'enchanter.

jeudi 6 juillet 2023

Sentier des Crêtes de la Combe Lavaux - 30 octobre 2022


Parmi les meilleurs endroits pour randonner en Côte-d’Or et plus précisément sur la côte dijonnaise, il y a la Réserve naturelle de la Combe Lavaux - Jean Rolland à Gevrey-Chambertin. Comme je l’évoquais dans un article précédent, la Combe Lavaux est incontournable. Attention à une chose tout de même : l’automne est à la fois la meilleure et la pire saison pour randonner. La meilleure car la nature nous offre ses plus beaux camaïeux de rouge et de jaune. La pire car c’est la saison de la chasse. Et en ce dimanche – très fréquenté – de veille d’Halloween, ça aboyait et ça tirait au loin. Nous avons même croisé l’un d’eux, le visage rubicond et Dieu merci le fusil ouvert.

Peu importe. Nous n’avons pas boudé notre plaisir. D’une manière générale, je dirais que cette randonnée est magnifique, qu’il ne faut pas avoir le vertige, qu’elle comporte une ascension un peu impressionnante au début du parcours et enfin qu’on s’est presque tous vautrés dans les descentes finales. Voici quelques photos pour vous donner envie de passer un dimanche sur le sentier des Crêtes de la Combe Lavaux.


Démarrage en côte bien raide et petite ascension vers une grotte via un passage câblé.


Et on enchaîne les panoramas sublimes.



L'un des fameux rochers pointus de la Combe Lavaux

Le monolithe le plus connu du site.


Encore un belvédère remarquable.


Le groupe en fin de parcours, avant la descente.


Le village viticole de Gevrey-Chambertin.


Pour les vignes, ces belles couleurs automnales ne sont qu’un avant-goût de ce qui nous attendra deux jours plus tard autour du Clos de Vougeot !

mercredi 5 juillet 2023

Cologne - octobre 2022

Les circonstances de mon séjour dans la plus grande ville du NRW – Nordrhein-Westfalen –, comme on dit en Allemagne, sont expliquées dans ma dernière chronique. Et je le répète : j’ai détesté mon séjour. La ville n’est pas belle, mais je m’y attendais. Les gens sont très chaleureux par rapport aux Allemands du Nord, qui sont ma référence germanique puisque j’y ai vécu pendant neuf longues années. Je m’y attendais aussi. En revanche, je m’attendais moins à avoir un temps aussi pourri, même en octobre, et à me prendre 60€ d’amende dans les transports le dernier jour…parce que je n’avais pas acheté le bon billet. J’étais de passage, j’étais de bonne foi, ce gros c** de contrôleur l’a très bien compris. Ça ne l’a pas empêché de me mettre la première amende DE MA VIE pour titre de transport manquant. Autant vous dire qu’après ça, je ne suis pas prête de remettre les pieds dans cette ville de merde. J’ai jeté un sort au fils de p*** qui m’a achevée, et je reste persuadée que l’injustice dont il a fait preuve à mon égard lui coûtera plus de 60€. Bref, croire en mes pouvoirs est mon seul réconfort ; laissez-le-moi.

Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, j’ai eu des problèmes de batterie pendant la plus belle journée de mon séjour. Les photos sont donc peu nombreuses et il faudra me croire sur parole.

Le lendemain du concert décevant, j’ai entrepris une randonnée dans Cologne tout aussi décevante. Petite précision : on peut faire de bonnes balades/randos en pleine nature sans sortir des grandes villes allemandes, tant leurs parcs urbains sont étendus et sauvages. Après des heures de recherche sur komoot, mon choix s’est porté pour un joli parcours non loin de mon AirBnB : « Wildpark Dünnwald – Höhenfelder See boucle au départ de Köln-Dellbrück ». J’ai sciemment ignoré les avertissements de l’application selon lesquels l’itinéraire risquait d’être bloqué pour cause de coupe d’arbres et autres travaux d’entretien de la forêt. Et ça n’a pas loupé : j’ai dû effectuer un tiers de la boucle, grosso modo. Quand on a la poisse, on l’a jusqu’au bout.

En attendant voici quelques clichés pris en début de parcours, avant que mon portable ne me lâche. J’ai tout de même terminé brillamment ma randonnée en m’orientant grâce aux panneaux. Une première pour moi !

 




Ensuite, je suis allée au Wildpark Dünnwald, une réserve d’animaux absolument sans intérêt, puisqu’il n’y a que du gibier. Elle doit s’adresser aux citadins, j’imagine.

Pour finir, direction le Höhenfelder See. Quelque part je ne regrette pas d’avoir été privée de photos car j’ai profité de cet instant magique dont le souvenir est encore bien précis dans ma mémoire. Un début de coucher de soleil automnal – les meilleurs de l’année – sur un lac sauvage et si joli qu’un tournage avait lieu au bord de l’eau. Un clip ? Une scène de film ? Aucune idée, mais le choix du site en dit long sur sa photogénie.

Dernier jour, petite balade urbaine écourtée par la pluie. Et dire que si j’avais pris les transports quelques minutes plus tard, je n’aurais pas croisé ce jeune c***ard ultra zélé.


Martinsviertel, le centre historique de Cologne,


avec ses nombreux restaurants et brasseries.


Ostermannbrunnen, en hommage à Willi Ostermann, un compositeur et parolier de chansons de carnaval. Interdiction de parler de Cologne sans aborder sa plus grande fête au détour d’une photo !


Interdiction également de ne pas parler de bière pour une ville allemande. Ici, on boit de la Kölsch – il y a mieux, mais elle reste meilleure que l’Astra – comme la quasi-totalité des bières…
L’église romane Groß St. Martin qui a donné son nom au quartier emblématique de la ville.

L’une des nombreuses charmantes ruelles de l’Altstadt.


Moment de nostalgie au Rewe : la consigne !


Et dire que ce petit voyage était mon premier en Allemagne depuis que je l’ai quittée. Ce qui aurait dû être un événement joyeux et émouvant, une célébration intime, s’est transformé en vulgaire coup d’épée dans l’eau. Comme quoi, les aléas de la vie sont toujours là pour couper court à nos élans romantiques pitoyables.

mardi 4 juillet 2023

Concert de Suede à Cologne - 11 octobre 2022

J’ai chroniqué plusieurs festivals ici même, et pourtant ils ne sont pas tous là. Mes photos et vidéos du festival hippie A Summer’s Tale 2019 se sont vraisemblablement perdues dans les méandres du cloud ou de mes changements de portable. Comment voulez-vous que j’en aie la moindre certitude ? C’était il y a quatre ans, avant la pandémie et avant mon retour en France. Autrement dit, il y a une éternité. Dommage, car ce festival du premier weekend d'août, situé dans la lande de Lunebourg était très familial, joyeux et écolo. Il bénéficiait surtout d'une bonne programmation et du cadre idyllique de la lande de Lunebourg, sublimée par l'éclairage du festival. Cerise sur le gâteau, 2019 était la dernière édition...avec Zaz en tête d’affiche. Quand on vous dit que son carton en Allemagne est à la hauteur de la débilité des critiques qu’elle essuie dans son propre pays !

Parenthèse fermée, venons-en au groupe que j’ai découvert un soir de Summer’s Tale 2019 : Suede. Fan de britpop, je n’avais toutefois jamais entendu parler d’eux…C’est balo, car ils sont les précurseurs de ce mouvement des années 90. Sur scène, leur chanteur quinquagénaire Brett Anderson déborde de charisme et de sex-appeal. Il vit les morceaux et les incarne avec une intensité rarement vue en live. Mais la génie que je suis n’ayant pas prévu de camping, il me fallait prendre la – longue – navette direction la gare de Lunebourg à – même pas ! – la moitié du concert pour chopper le dernier train pour Hambourg. Je me suis juré de les revoir quoi qu’il en coûte.

Et le tribut fut lourd, car j’ai pris ma place pour un concert à Cologne, persuadée que ce serait pour moi le concert du siècle et que j’allais en profiter pour faire plein de trucs cools autour de Cologne. Tu parles ! Ni l’un ni l’autre. Tout d’abord, je me suis pris en pleine face une différence de taille entre les Français et les Allemands – expression à prendre au sens propre comme au figuré. Le rappel a été brutal à cause de la configuration de cette petite salle. Bon sang, mais comment ai-je fait pour vivre aussi longtemps au pays des géants et surtout pour avoir kiffé autant de concerts là-bas ? J’étais habituée, c’est certain. Dommage que je me sois déshabituée entre-temps.


Le terrible agencement du Gloria-Theater de Cologne : on ne voit rien et impossible d’avancer quand la salle est pleine.


Ce que je voyais bien trop souvent si je ne me mettais pas sur la pointe des pieds.

Le même Brett Anderson qu’en 2019 : celui qui mouille la chemise.


Le micro-lasso. Il nous avait fait le même coup au Summer’s Tale.

 

Bref, tout ça pour dire que le sex appeal intact de Brett Anderson n’a rien changé au fait que je me suis profondément ennuyée. Le public était plutôt enjoué, du moins pour un soir en semaine. Le problème venait sans doute de moi. Quant à Cologne, la suite au prochain épisode...mais sachez que la ville n’a pas sauvé cette première mauvaise impression. Loin de là.

samedi 1 juillet 2023

Combe aux Mammouths 22 octobre 2022

Après cette rando découverte l’été dernier au Val-Suzon, mon envie d’explorer la nature qui entoure Dijon n’a fait que s’accroître. Elle était d’ailleurs quasi inexistante avant ce tournant, puisque je détestais la randonnée…au même titre que les salles de sport avant décembre 2019. Sachant que je suis devenue accro au fitness depuis, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » est mon adage.

Si comme moi vous n’êtes pas Bourguignon, il y a de fortes chances pour que vous ne sachiez absolument pas ce qu’est une combe. La définition est donnée en introduction de cet article. Certaines combes sont incontournables : la combe à la Serpent aux portes de Dijon, la combe Lavaux à Gevrey-Chambertin – mais j’y reviendrai dans un prochain article -, ou encore la combe d’Arvaux sur la commune de Lantenay, dans la célèbre vallée de l’Ouche. On l’appelle également la combe aux Mammouths à cause de la forme des blocs de rochers impressionnants qui la composent.



Le tracé de notre randonnée est disponible ici. Une grande partie de l’itinéraire n’étant pas ombragé, je conseille de faire cette randonnée – difficile, attention ! – en automne, et en veillant toutefois à vérifier les jours de chasse.


Le parcours comprend de très jolis points de vue sur la vallée.


En haut de la fameuse combe aux Mammouths, les couleurs d’automne en prime.


Les roches de plus près. Juste avant la descente par la longue échelle. Ne pas regarder en bas pendant la descente !


Au cœur de la combe.


Et on se dit que l’automne est vraiment la plus belle saison pour les balades dans la nature.



Retour dans le joli village de Fleurey-sur-Ouche.


Bref, vous l’aurez compris, il s’agit là d’une très belle randonnée si vous avez un cardio convenable. Il vous faudra également surmonter votre potentiel vertige lors du passage clef de cet itinéraire : la fameuse échelle pour descendre au creux de la combe. Mais qu’est-ce que ça vaut le coup ! Les photos parlent d’elles-mêmes, non ?

Concert de Gail Ann Dorsey (et M) le 7 octobre 2022

On continue la rétrospective voyages et concerts de 2022 ! J’avoue ne pas en voir la fin à cause du retard accumulé dans la rédaction des articles. Fiouuu, et dire qu’il y aura encore la première moitié de 2023 à rattraper après…

Bon, le titre du billet résume ce que – à mon avis, et d’après ce que mes oreilles ont entendu – la majorité du public a pensé de ce concert au Zénith de Dijon. M est un véritable guitar hero qui a su se construire un personnage au fil des décennies grâce à de bons gimmicks et à un univers visuel soigné.



MAIS MAIS MAIS MAIS pour cette tournée, il a surtout le mérite d’avoir su bien s’entourer et d’avoir ramené Gail Ann Dorsey, la bassiste mythique de David Bowie.

Regardez-moi cette grâce (oui je sais, ça vaut pas la reprise de Patrick Bruel non plus ahah !) :

 


Globalement, le public était survolté et j’ai passé un bon moment. Sans plus, car je ne suis pas fan fan de sa musique. Voici une exception à mon apathie générale pendant le concert :

 

Stage UCPA eaux vives et rafting découverte - Prades août 2022

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant, plus d’un an après mon retour en France et lors d’un passage à la piscine municipale, ce qu’était l’UCPA (Union nationale des Centres sportifs de Plein Air). Et non, je n’en avais pas connaissance pendant ma jeunesse non plus, puisque je partais avec l’Igesa. Ni une ni deux, je réserve pour le mois d’août 2022 un séjour « eaux vives et rafting découverte » dans un élan de nostalgie – car c’est ce type de sport que je pratiquais en colo. Au programme : kayak, air-boat, rafting et canyoning.

Direction le Haut-Allier, dans le département de la Haute-Loire. Ma mère dit que c’est ultra paumé et magnifique là-bas, mais c’est juste magnifique et pas plus paumé que la Haute-Marne. L’Auvergne a toujours été ma région préférée et je n’étais allée que dans le Cantal et le Puy-de-Dôme jusqu’à maintenant. Cerise sur le gâteau, les paysages ne sont pas abîmés par la sécheresse comme chez nous, dans l’Est de la France. Le vert domine et les nuits sont fraîches – un vrai bonheur en plein mois d’août. Le centre UCPA se trouve dans le village de Prades, au bord des gorges du Haut-Allier, la dernière rivière sauvage d’Europe. En d’autres termes, la mobilité de la rivière n’est pas dictée par l’homme, mais uniquement par le débit de celle-ci. Il en résulte des milieux naturels préservés, une faune et une flore uniques. L’Allier représente un axe migratoire important pour plusieurs espèces protégées, à l’instar du saumon atlantique. Voilà pour le cadre idyllique, place aux rares photos que j’ai pu prendre lorsque nous n’étions pas en activité – aquatique !

 

Symbole de Prades : ses orgues basaltiques au bord de la petite plage.


Les maisons en pierres de basalte. Ça change de la Bourgogne !


C’est parti pour une balade de fin d’après-midi. Direction le sommet du fameux rocher de Prades.


Petite grotte.


Quand je vous disais que l’Auvergne avait échappé à la sécheresse. Un vert qui fait du plaisir à voir.

Prades et l’Allier vus d’en haut.


Le lendemain, je troque la journée en air-boat sur le parcours Monistrol-Prades de classe III – déjà fait la veille en rafting, beaucoup de sensations dans les gros rapides – pour une rando. Ça arrive, quand on a trop abusé de la cantine la veille…


On a rencontré des ânons trop choupinous. Pour info, les vaches locales sont marrantes aussi.

Très joli village.


J’ai oublié les noms, mais une église là encore très jolie.


Si c’est pas la Haute-Loire ça…


La dernière journée était consacrée au canyoning dans canyon du Rouchoux. Bon, c’était épuisant, surtout la bonne montée finale d’une heure à pied pour rejoindre la route…avec tout l’équipement. On retiendra tout de même les sensations sur le dernier gros toboggan !

Allez, vivement le prochain stage sportif et vive l’Auvergne !