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mercredi 7 août 2024

6 avril 2024, la saison du Hérisson

La spectaculaire cascade de l’Eventail,
qui clôture notre parcours en apothéose.


Si vous consultez n’importe quel guide touristique pour le Jura, il y a de fortes chances pour que les Cascades du Hérisson arrivent en tête des lieux à visiter.  Et pour cause : c’est une balade à la fois jolie et diversifiée car il n’y pas deux cascades qui se ressemblent. Le site est toujours très fréquenté les weekends – mais cela ne nous a pas gênés. J’imagine toutefois qu’il est déconseillé de s’y rendre en juillet-août à cause du manque de débit.

La balade est plutôt facile, avec un chouilla de dénivelé tout de même, parfois glissante, et prend 2h30 grand maximum aller-retour car le parcours est linéaire : il suit les différentes cascades le long du Hérisson. Pour l’anecdote, le nom de la rivière n’a rien à voir avec l’animal qu’on croise sur les routes en avril. Il proviendrait de « Yrisson », qui signifie « eau sacrée ». Et l’appellation est bien choisie, comme on peut le constater sur les photos.

Mais avant d’admirer les cascades et puisque ce n’est pas très loin, un petit arrêt au Belvédère des 4 lacs s’impose. Un point de vue magnifique sur les lacs du Grand et du Petit Maclu, d’Illay et de Narlay s’offre au promeneur.


Ici, du plus proche au plus éloigné : 
le lac du Grand Maclu et le lac d’Illay.


Tant qu’on est dans le thème, j’en profite pour recommander chaudement le sublimissime lac de Chalain à moins d’une demi-heure du Belvédère des 4 lacs.

Et c’est parti pour les Cascades du Hérisson !

On commence par le Saut Girard, là où le torrent prend sa source et où je conseille de démarrer la balade. Cela permet de finir en beauté par la cascade de l’Eventail, la plus impressionnante de la série.


Sur un prémonitoire se dresse
l’animal emblématique du Jura : le lynx.


Le Saut Girard a cette particularité d’offrir
d’autres curiositésautour de la cascade elle-même.


Vers le Moulin Jeunet.
J’ai photographié cet endroit
car il était dépourvu d’humain à l’instant T.


Le Saut de la Forge dont le nom témoigne de
l’histoire industrielle du Hérisson.
On y produisait de l’énergie pour une clouterie jusqu’en 1911.


Saut du château Garnier.
Les ruines sont bien visibles.


Sauts en aval du château Garnier.


Le Gour Bleu, qui alimentait
une petite usine de production de chanvre
au XVe siècle.

Prenons de la hauteur
pour une magnifique vue sur le Hérisson.


Le Grand-Saut.


Autant la remettre pour le plaisir,
la somptueuse cascade de l’Eventail.


C’est à ce moment-là qu’on se dit que début avril – à la sortie de l’hiver et des pluies donc – est un excellent timing pour visiter ces chutes d’eau ! Au parking à proximité, vous trouverez la Maison des Cascades qui raconte l’histoire de la vallée du Hérisson et de l’exploitation de cette source d’énergie jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les noms des différentes cascades évoquent déjà l’activité passée.

Pour la rédaction de cet article, je n’ai pas pu me fier à ma mémoire puisque la visite date d’il y a quatre mois. Je me suis donc appuyée sur du site Jura Tourisme, mais aussi sur la page Facebook des Cascadesdu Hérisson qui présente bien en détail chaque cascade.

Et sur la route du retour, petite surprise bien cocasse à Poligny.


Un distributeur de spécialités locales :
comté, mont d’or, gelée de vin jaune, etc.

Ah qu’est-ce qu’on l’aime notre Jura !

dimanche 9 juillet 2023

Autour du Clos de Vougeot - 1er novembre 2022

Annoncée en conclusion de mon dernier article, voici la fameuse virée automnale au cœur de la Côte d’Or – ici, le département n’a jamais aussi bien porté son nom. La balade intitulée « Autour du Clos de Vougeot » est disponible sur l’application « Balades en Bourgogne ».


Château du Clos de Vougeot

Château de la Tour – Clos de Vougeot


Suivez-nous dans le vignoble de la côte de Nuits, sur la Route des Grands Crus. C'est à quelques kilomètres au nord de Nuits-Saint-Georges que sont cultivés les cépages à l’origine des vins AOC les plus prestigieux au monde. Je ne suis pas une grande amatrice d’œnologie, mais se balader dans les vignes pendant une journée ensoleillée de fin d’automne – avant qu’il ne soit trop tard et que les vignes ne perdent toutes leurs feuilles – est un plaisir immense. Et puis vivre en Bourgogne sans s’intéresser un minimum aux vignobles de la région me semble très compliqué.


Domaine Bertagna


Comment se lasser d’un tel paysage ?

Impressionant tronc du tilleul place de l'église à Chambolle-Musigny. Il a été planté au XVIe siècle, sous le règne d'Henri IV !


Le village de Chambolle-Musigny

La Bourgogne, terre du pinot noir.

Le village de Morey-Saint-Denis. On voit bien que c'est la toute fin de l'automne.

En nous approchant, nous croyions à un haut-parleur. Et pourtant, le bruit était 100 % naturel tant les oiseaux étaient nombreux !

Les voici en pleine action, pour le plaisir des yeux.

Au milieu de la côte bien raide, surprise de cette balade facile.

Au bout du chemin (ou presque).

Encore une magnifique vue sur Morey-Saint-Denis.

Ce camaïeu d'ocre <3

Hâte de repartir dans les vignes à une prochaine occasion, pourquoi pas vers Beaune. En tout cas, la Bourgogne ne cesse de m'enchanter.

jeudi 5 décembre 2019

Détester la moutarde et adorer Dijon


…c’est possible, tout comme apprécier de bons bourgognes alors que le vin me rend malade. Car à l’inverse de sa spécialité piquante, Dijon se caractérise à mes yeux par sa douceur. Capitale de la Bourgogne, on la dit bourgeoise, mais n’est-ce pas une qualité ? Trôner au milieu d’une région de vignobles ne vous rend-elle pas plus « terroir » et tranquille que certaines villes industrielles de l’Est de la France où le climat d’insécurité se reflète dans les chiffres, à l’instar de Thionville, ou encore de Mulhouse, où ma brève halte ferroviaire avant de rejoindre Bâle m’a convaincue qu’elle méritait sa réputation de m***. Bref, terminons là cette petite introduction très personnelle, mais qui a le mérite de poser les bases de mon sentiment de bien-être pendant cette visite. Passons donc aux photos.
Tout d’abord, et cela montre bien que je n’ai pas mis les pieds en France depuis un moment, j’ai bien aimé les escaliers-image de la gare SNCF.

Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris les charmes insoupçonnés de cette ville à mon goût trop peu visitée – tant mieux, ceci dit – alors qu’elle se situe dans le pays le plus touristique au monde. Regardez-moi un peu cette injustice. Dijon, c’est :

La beauté à peine sortie de la gare, quand le soleil se couche lentement en ces fins d'après-midi/soirées prématurées de novembre que j'aime tant


Porte Guillaume

Rue de la Liberté, principale artère commerçante de la ville, avec la Maison aux Trois Visages.
Ce monument historique datant du XVe siècle abritait des moines chartreux.


Rue de la Liberté, avec l'ancien hôtel Millière.
Sa tourelle d'angle est également classée monument historique.


Ours blanc à l'entrée du jardin Darcy,
reproduction de l'Ours blanc du sculpteur François Pompon.


Fontaine de jeunesse, alias fontaine aux grenouilles du jardin Darcy.


Le palais des ducs et des états de Bourgogne

Le bâtiment le plus prestigieux de Dijon abrite le Musée des beaux-arts – voir plus bas pour des morceaux choisis – et l’Hôtel de Ville. Même si la construction du palais ducal a commencé dès le XIVe siècle sous Philippe II de Bourgogne (surnommé Philippe le Hardi), la plus grosse partie du complexe architectural d'aujourd'hui témoigne du style classique des XVII et XVIIIe siècles. La grandeur du monument rappelle le glorieux passé d'un duché qui s'étendait aux XIVe et XVe siècles jusqu'à la Flandre !

Square des ducs, à l'arrière du bâtiment, avec la statue de Philippe le Bon.
Ancien jardin animalier pour Marguerite de Flandre, épouse de Philippe II de Bourgogne.


Que du beau monde !


Hôtel de Ville qui donne sur la place de la Libération. À gauche, la tour Philippe le Bon.
Érigée au XVe siècle en même temps que le palais, elle est le symbole du pouvoir des Valois ducs de Bourgogne.


Cour intérieure du palais.
Statue de Claus Sluter, sculpteur des Flandres au service des ducs de Bourgogne


Entrée du musée des beaux-arts, avec deux morceaux du mur de Berlin.
La photo date du 10 novembre 2019, soit en pleine célébration des 30 ans de la chute.


Le musée des beaux-arts

Est-ce que l'intérieur tient la promesse offerte par le sublime extérieur du bâtiment ? Bien sûr que oui. Les collections de ce musée - gratuit !! - valent le détour. Pièces choisies.

Moulage de la tête de La Marseillesse du sculpteur dijonnais François Rude.
Une expression familière ? Normal, on la trouve sur le haut-relief de l'Arc de Triomphe
(détruit il y a un an par les gilets jaunes) !

Le fou et la mort, Sarah Bernhardt
J'ai choisi cette sculpture d'abord parce que j'ignorais que cette comédienne était également sculptriste,
ensuite pour illustrer l'une de ses obsessions artistiques : la mort.


Un tableau qui m'a particulièrement plu parmi la mince collection d'art moderne : Castor et Pollux de Charles Lapicque


De magnifiques églises


Leur densité en centre-ville est d'ailleurs l'un des éléments les plus frappants à l'arrivée.



Cathédrale Saint-Bénigne, la première que vous apercevrez si vous voyagez en train.
XIIIe siècle


Église Saint-Michel
XVIe siècle, comme l'indique sa façade Renaissance.


Façade occidentale de l'Église Notre-Dame de Dijon, avec ses nombreuses gargouilles sur sa triple frise
XIIIe siècle

De profil, impressionnantes !



La tour lanterne de l'Église Notre-Dame


Des bâtiments remarquables à chaque coin de rue

À commencer par le plus fréquent, les maisons à colombages, beaucoup plus jolies et nombreuses qu'à Bâle, elles font selon moi le charme et le caractère des rues dijonnaises.

Place François Rude (encore lui !)


Ma préférée : la maison Millière, avec un chat et une chouette au sommet.
XVe siècle



Avec ses beaux escaliers extérieurs


Edmond Fallot, La Moutarderie. Très prisée par les touristes.





Le soir de mon arrivée, un Dijonnais m’a dit : « Demain, quand tu te baladeras dans la vieille ville, lève les yeux. Tout le temps....



Situé rue de...la chouette, l'emblème de la ville passe totalement inaperçu,
sauf pour les habitants qui ne passent jamais devant sans la toucher en faisant un vœux.


Et une (très) jolie rue.



Et si tu vois une porte ouverte, rentre. »

Cour de l'hôtel Chambellan



Le célèbre hôtel de Vogüé, près de Notre-Dame

En dehors des hôtels particuliers, quelques bâtiments notables :






Le tiercé gagnant : tourelle d'angle + maison à colombages + tour de Notre-Dame

Le théâtre


Et terminons par le plus important :

La gastronomie

Avertissement : si vous vous demandez pourquoi il n'y a aucun cliché de grand cru, je vous renvoie à mon introduction. Bande de têtes en l'air !!

Et ça tombe bien, puisque ce weekend du 11 novembre signait
la fin de la foire internationale gastronomique.


œuf à l'époisses, un fromage qui pue terriblement - délicieux donc !

On dit bien "escargots de Bourgogne" !


Le bœuf bourguignon