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mardi 13 mai 2025

Quand Dijon s'habille en rose

Dois-je répéter à quel point le charme du Dijon historique me touche ? Oui. Il ne me lasse pas. Il me cuit en été et réchauffe mon coeur refroidi pendant les nuits interminables des mois de fin d’année. Avant les décorations de Noël – nous y reviendrons – certains monuments emblématiques de la cité des ducs portent du rose pendant tout le mois d’octobre. C’est Octobre Rose, et c’est magnifique.


L’Hôtel de Ville.


La fontaine de la Place Wilson très mal prise depuis le bus L6…

Et puis rien à voir avec Octobre Rose, mais cet éclairage
de l’Église Saint-Michel est stupéfiant.


Luttons en beauté et en grâce contre le cancer du sein. J’en profite pour dire que dans un mois aura lieu la course Odysséa au Parc de la Colombière, et que je compte bien m’y inscrire pour la première fois cette année ! Je ne cours jamais, mais je m'y mettrai pour l'occasion.

mardi 3 septembre 2024

Nos banlieues ont du Talant


Il paraîtrait qu’à « Talant, y a une église qui est pas mal. Par contre y a de la merde autour ». Traduction : Talant, commune perchée de la banlieue dijonnaise, possède une église remarquable. Visible de loin, que se soit aux abords de Dijon ou depuis l’autre rive du lac Kir, cette église est malheureusement entourée de grosses barres HLM fort laides. Mais passons. Cela fait des années que je m’étais promis de visiter le vieux Talant, et j’étais plus que ravie de réparer cet impair une veille de 15 août !

Et pour cause ! La vue depuis le belvédère de Talant est splendide malgré un ciel couvert.


Tout est là : des vignes, le club nautique du lac Kir,
le mont Afrique et son antenne, et surtout tout à droite,
on devine  la mythique Notre-Dame d’Etang 
en haut de la colline !

Le drame de l’urbanisme dijonnais en une photo :
des gros quartiers de cassos à l’ouest de la métropole,
dans les meilleurs espaces de l’agglomération.
Ici, le quartier de Fontaine d’Ouche au bord du lac Kir.
 Au premier plan, le parc de la Fontaine aux Fées.

Monument aux morts de Talant
et un vague aperçu du vieux Dijon.
Mais la meilleure vue de la ville de Dijon
est et restera celle depuis la Tour Philippe le Bon !

Elle trône fièrement sur les hauteurs de Dijon,
aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur,
c’est Notre-Dame de Talant.


Cette église gothique date du XIIIe siècle
et se trouve parfaitement entretenue.
Nous sommes restés assez longtemps à l’intérieur –
la fraîcheur y était pour quelque chose, mais pas que !


En plus de ses vitraux et de son orgue remarquables,
 elle comprend de nombreuses statues
devant lesquelles on ne peut que s’arrêter.


Comme celle de la Vierge à l’enfant
qui date du XIXe siècle.


Et on sort enfin de la fraîcheur pour flâner
dans les ruelles du vieux Talant,
et se laisser surprendre par des sculptures impromptues.


Le périmètre est limité, mais que c’est chou.


Ensuite, on descend depuis le belvédère pour une petite marche à travers le parc de la Fontaine aux Fées.


Arrivés à la source, on a eu le malheur
de s’arrêter quelques minutes.
Résultat : une armée de moustiques tigres
a dévoré nos mollets !!


Ce parc en pente n’est pas dénué de charme,


ni de jolies fleurs.

Et après un loong détour jusqu’au
parc des Carrières Bacquin dans Dijon 
– 
 qui ne vaut pas la Colombière, loin de là ! –,
retour aux remparts du vieux Talant.


Tout ça pour dire que d’un côté du lac Kir comme de l’autre, les hauteurs de Dijon donnent toujours une grande bouffée d’air frais.

lundi 2 septembre 2024

Un p'tit Tour et puis s'en vont !

Cela faisait 27 ans que le Tour de France masculin n’avait pas fait étape à Dijon !! L’événement était donc exceptionnel et la foule, venue de toute l’Europe, bien bruyante. Ambiance au top en ce 4 juillet 2024 pour encourager les coureurs à l’arrivée – place Wilson – de cette 6e étape du Tour.

Pour ma part, c’était une première et j’ai passé un moment exquis sur les allées du Parc. La caravane du Tour a envoyé de sacrées good vibes et le passage éclair des coureurs sur la ligne droite valait tout de même le coup !


Les studios d’enregistrement des commentateurs du Tour,
 place Wilson.


Une mini canette Orangina : le seul goodie qu’on a réussi à chopper.



Les Danois particulièrement présents,
sans doute pour supporter la star Vingegaard.

Mention spéciale à mes voisins hollandais hyper sympas – une fois n’est pas coutume pour des Hollandais – et fiers du vainqueur de l’étape : Dylan Groenewegen !

mardi 13 août 2024

Au sommet de Dijon...et plus si affinités

Etant habituée au plat et à rater les couchers de soleil splendides – surtout en automne ! – cachés par les arbres centenaires, j’ai toujours considéré les photos du Mont-Blanc depuis les hauteurs de Dijon comme des légendes urbaines. Mais ce samedi 13 avril 2024, au détour d’une promenade au départ de la Combe Persil, et juste avant la tombée de la nuit…Hallelujah ! Je l’ai vu ! Enfin ! Un beau ciel printanier dégagé m’a laissé apercevoir le sommet de l’Europe, pendant quelques minutes à peine.


Point de vue des Marcs d’Or. Sur la photo,
il faut zoomer pour voir le Mont-Blanc.
Sinon du plus proche au plus éloigné :
des vignes, la Combe Persil,
les maisons entre Bourroches
et le joli village de Corcelles-les-Monts,
la Combe Trouhaude, et enfin Chenôve.


Pour information, les Marcs d’Or est le nom d’un quartier de villas avec piscine sur les hauteurs de Dijon qui juxtapose les cités HLM de Fontaine d’Ouche. A un endroit, j’ai aperçu un haut grillage servant de frontière entre les deux mondes. Eh oui, les villes de gauche regorgent de surprises 😊


Vignes expérimentales plantées en 2017
entre la Combe Persil et la Motte-Giron.


Des chèvres pour la tonte
des pelouses en pente (raide !).


Le fort de la Motte-Giron,
construit pour protéger Dijon
à la suite de l’occupation
de la ville pendant la guerre de 1870.


Malheureusement fermé au public.

mardi 23 juillet 2024

Bonne journée bourguignonne (mars 2024)

Popularisée dans tout l’Hexagone par Tonton Mitterrand qui se rendait à son sommet tous les dimanches de la Pentecôte de 1946 à 1995, la Roche de Solutré est sans doute le premier site naturel à découvrir en Bourgogne. Alors direction la Saône-et-Loire, tout près de Mâcon, pour se rendre compte que le sud de la Bourgogne n’a rien à envier à la Côte d’Or. Surprise à l’aller : le Mont-Blanc était visible !!! Au retour, nous avons eu la preuve que le 71 était lui aussi rempli de vignobles, certes moins prestigieux que la route des grands crus, mais on restait bien en Bourgogne. Et c’était magnifique ! Avec des vignes à perte de vue parsemées çà et là de châteaux très bien entretenus, les images de l’étape du Tour de France du jeudi 4 juillet entre Mâcon et Dijon ont fait honneur au patrimoine local.

Revenons-en à la Roche de Solutré. Du haut de ses 493 m, cet escarpement calcaire né de différents mouvements géologiques au Tertiaire se caractérise par sa forme particulière. Tout comme sa voisine la Roche de Vergisson, ses falaises côté ouest contrastent avec ses pentes plutôt douces côté est. Pour en savoir plus sur la formation de cette petite merveille géologique, le musée de la Préhistoire vous attend au pied de celle-ci.

En ce 9 mars 2024, nous avons lutté contre un vent très fort


Preuve qu’il ne faisait vraiment pas beau
pendant la marche.


pour procéder à l’ascension – rapide et accessible pour les non sportifs – de la Roche de Solutré. J’ai même flanché au moment de me relever après une petite pause assise au sommet pour admirer la vue sur les vignes.

 

En parlant du loup…


Des toits de lave typiques du Mâconnais.

 

La Roche de Vergisson.

Vue sur la Roche de Vergisson et le vignoble
depuis la Roche de Solutré.

 

Bref, on ne s’attarde pas puisque la météo est catastrophique. Mais en reprenant la route, je me souviens avoir aperçu un panneau touristique indiquant la proximité de l’abbaye de Cluny. De l’utilité d’une copilote attentive…Alors direction Cluny tant qu’on est dans le coin !

Fondée en 910, l’abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Cluny est la plus vaste église de la chrétienté occidentale jusqu’au XVIe siècle, avec la construction de la Basilique Saint-Pierre de Rome. Rien que ça ! Malheureusement, les révolutionnaires détruisent peu à peu ce chef d’œuvre de l’art roman à partir de 1791, notamment par la mise en vente de ses bâtiments devenus biens nationaux.


Vestiges de l’enceinte fortifiée.


Des marchands du Mâconnais rachètent l’église pour des sommes dérisoires et l’utilisent comme carrière de pierre. Ce désastre fend le cœur pendant la visite, et l’immensité des bâtiments restants ne donnent qu’un aperçu de l’ampleur de l’abbaye complète à son apogée.


L’église.

Les voûtes de la Maior ecclesia
qui culminent à plus de 30 m.


Chapelle funéraire de l’abbé Jean de Bourbon.


Aujourd’hui l’abbaye de Cluny abrite l’École nationale
supérieured'arts et métiers, une école d’ingénieur.


Reconstitution – aléatoire car issue d’un témoignage oral –
de l’abbaye à la grande époque.


L’église de plus près.


Après une visite « nature » et une autre culturelle et historique, autant dîner dans un restaurant traditionnel pour parfaire cette journée bourguignonne. Pour ce faire, je recommande chaudement le délicieux Carpe Diem près du Palais des Ducs à Dijon.

Délicieuse soupe de légumes et
cuisses de grenouille.

Poulet Gaston Gérard et bœuf bourguignon.

Vous l’aurez compris : la Saône-et-Loire montre elle aussi que la Bourgogne est sous-cotée.

mardi 2 juillet 2024

Balade digestive au bord de l'Ouche

Que les choses soient claires : nous sommes le samedi 3 février 2024, il fait un peu frisquet et les corps restent courbaturés après une semaine de sport intense. La solution pour prendre l’air sans épuiser inutilement des êtres qui souffrent : une balade digestive sur du plat. Voici le lien :

https://www.visorando.com/randonnee-balade-au-bord-de-l-ouche-depuis-longvic/

Les pouvoirs apaisants d’une marche le long d’un cours d’eau sont réels, croyez-moi, et les 12 km sans dénivelé avaient comme un goût de distance idéale. L’Etang Royal de Longvic est un lieu désertique en hiver – il paraît qu’il est plus fréquenté à la saison estivale – et globalement, le paysage industriel ou pire, militaire, de ce parcours qui longe le terrain de l’école de Gendarmerie de Dijon n’est pas super funky. Tout ça par temps gris…ahem…bof bof.


L’avantage de la saison froide,
c’est que l’Ouche est pleine de vigueur !

Etang de Neuilly-Crimolois,
sans conteste la meilleure partie
de cette balade.
Un lieu très ressourçant et bien aménagé.

samedi 1 juillet 2023

Combe aux Mammouths 22 octobre 2022

Après cette rando découverte l’été dernier au Val-Suzon, mon envie d’explorer la nature qui entoure Dijon n’a fait que s’accroître. Elle était d’ailleurs quasi inexistante avant ce tournant, puisque je détestais la randonnée…au même titre que les salles de sport avant décembre 2019. Sachant que je suis devenue accro au fitness depuis, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » est mon adage.

Si comme moi vous n’êtes pas Bourguignon, il y a de fortes chances pour que vous ne sachiez absolument pas ce qu’est une combe. La définition est donnée en introduction de cet article. Certaines combes sont incontournables : la combe à la Serpent aux portes de Dijon, la combe Lavaux à Gevrey-Chambertin – mais j’y reviendrai dans un prochain article -, ou encore la combe d’Arvaux sur la commune de Lantenay, dans la célèbre vallée de l’Ouche. On l’appelle également la combe aux Mammouths à cause de la forme des blocs de rochers impressionnants qui la composent.



Le tracé de notre randonnée est disponible ici. Une grande partie de l’itinéraire n’étant pas ombragé, je conseille de faire cette randonnée – difficile, attention ! – en automne, et en veillant toutefois à vérifier les jours de chasse.


Le parcours comprend de très jolis points de vue sur la vallée.


En haut de la fameuse combe aux Mammouths, les couleurs d’automne en prime.


Les roches de plus près. Juste avant la descente par la longue échelle. Ne pas regarder en bas pendant la descente !


Au cœur de la combe.


Et on se dit que l’automne est vraiment la plus belle saison pour les balades dans la nature.



Retour dans le joli village de Fleurey-sur-Ouche.


Bref, vous l’aurez compris, il s’agit là d’une très belle randonnée si vous avez un cardio convenable. Il vous faudra également surmonter votre potentiel vertige lors du passage clef de cet itinéraire : la fameuse échelle pour descendre au creux de la combe. Mais qu’est-ce que ça vaut le coup ! Les photos parlent d’elles-mêmes, non ?

jeudi 29 juin 2023

Les apéros de la Tour : un incontournable à Dijon

Comme vous le savez, je suis amoureuse de Dijon ; la preuve ici. Et les apéritifs de la Tour sont un incontournable des longues et chaudes soirées d’été dijonnaises. L’appellation parle d’elle-même : en petit groupe mené par un guide, vous grimpez les marches de la Tour Philippe le Bon – symbole du pouvoir et de l’étendue du duché de Bourgogne à son apogée, au XVIe siècle. L’ascension dans les vieilles pierres est aussi rafraîchissante qu’intéressante et ne parlons pas de l’arrivée en haut de la Tour. Au-delà des spécialités bourguignonnes qui vous y attendent – vin dont la réputation n’est plus à faire, pâté persillé que je déteste mais bon, gougères –,



le panorama sur la cité des ducs est exceptionnel. Tout cela pour une vingtaine d’euros.

J’ai participé à cette activité touristique avec une copine dijonnaise « de souche » et je peux vous assurer que redécouvrir sa ville d’en haut est encore plus jouissif que pour des gens de passage. Les lieux connus, parcourus des milliers de fois prennent une tout autre dimension avec ce changement de perspective.


Le beau demi-cercle de place de la Libération, au pied de la Tour et en face du Palais des Ducs. Coupole de l’église Sainte-Anne.


Une partie du palais des ducs, place du Théâtre et église Saint-Michel.


Clocher de la sublime Notre-Dame de Dijon, connue pour sa façade occidentale avec ses nombreuses gargouilles.

Hôtel de Vogüé avec sa toiture en tuiles vernissées de Bourgogne. Tour Saint-Nicolas. Seul vestige de l’église Saint-Nicolas, elle date du XVe siècle.

Dijon est surnommée la ville aux 100 clochers. Vers la gauche, la cathédrale Sainte-Bénigne. Tout à gauche, l’église désaffectée Saint-Jean de Dijon qui héberge le Théâtre Dijon-Bourgogne.