dimanche 25 août 2024

Cirque de Baume-les-Messieurs - 14 avril 2024

Après avoir aperçu le Mont-Blanc depuis les hauteurs de Dijon, v'là-t'y pas qu’on décide, le lendemain même, de randonner autour de Baume-les-Messieurs. Nous sommes le dimanche 14 avril 2024, et le thermomètre affiche 26 °C pour mieux nous berner. Avec le recul, c’est comme si cette unique journée estivale de printemps cachait les longs mois pluvieux qui allaient suivre jusqu’en juillet.

Bref, cette randonnée est sans conteste l’une des plus splendides de la région Bourgogne Franche-Comté. Et pour cause, le village jurassien de Baume-les-Messieurs est classé parmi les plus beaux de France. Les images parlent d’elles-mêmes.

Le parcours de la randonnée disponible ici est absolument parfait : description claire et précise – fait rarissime pendant une rando : pas un seul doute sur l’itinéraire à suivre ne nous a effleuré l’esprit  –, panorama varié et à couper le souffle ; et last but not least : tout le dénivelé positif de cette randonnée de difficulté moyenne se trouve au démarrage. Physiquement et mentalement, mieux vaut ça que l’inverse. On grimpe pendant une petite demi-heure pour arriver tout en haut de la falaise ; c’est raide, un peu technique et on transpire bien, mais arrivé en haut, tous ces efforts se voient largement récompensés par la vue sur le cirque de Baume-les-Messieurs.


Le village est niché au milieu de trois reculées,
caractéristiques des paysages du Jura.


Vieux pont sur la Seille.


Charmantes maisons en pierre.


Des haies parfaitement taillées :
on est l’un des plus beaux villages de France
ou on ne l’est pas.


A droite, l’abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs,
l’une des plus importantes de Franche-Comté jusqu’au XVIe siècle.


Après l’effort, le réconfort.
Les échelles de Sermu sont passées,
prenons-en plein la vue !


Belvédère des Roches de Baume.
Le parcours longe le cirque.


Voici le Dard, affluent de la Seille.
Il naît dans les grottes de Baume.
La visite (non effectuée par flemme) vaut le détour.


De l’intérêt d’admirer des cours d’eau en avril.


On se rapproche du seul et unique détour
dans ce tour du cirque de Baume.


Les escaliers empruntés glissent,
mais suivons le Dard.


Et ça valait le coup,
voici la magnifique cascade des Tufs !!

Sans le contre-jour.
L’entrée pour la grotte de Baume est juste à côté.


Le problème de cette cascade, aussi belle soit-elle, c’est qu’il fallait descendre pour l’admirer. Selon toute logique, il est temps de remonter – un peu raide, mais pas autant et surtout moins longue qu’au début – pour reprendre le tour du cirque.


Et c’est ainsi qu’on arrive au
belvédère de la Croix de Suchot.


Et dire qu’on la voyait si petite
et si éloignée depuis le village.


Et on entame la descente ; plutôt cool.


Joli point de vue sur l’une des reculées.


Et le charme du village finit de nous attendrir
avant de rejoindre la voiture.


Je pense qu’il faut prévoir deux sorties Baume-les-Messieurs : une « nature » - la randonnée décrite ici – et une autre « patrimoine » pour rester en bas et passer du temps dans 


l’abbaye assez importante
dont on ne voit qu’une petite partie ici.

Le simple fait de parcourir à nouveau mes clichés
me fait sentir l’odeur des lilas post-rando.


Le printemps ou la saison idéale :
les arbres sont en fleurs
et l’herbe éclate de son plus beau vert.


Un peu de Seille, de roche et de pierre,
histoire d'imprimer dans nos esprits ce tableau bucolique
avant de partir pour de bon.


Et nous ne sommes pas prêts d’oublier cette randonnée absolument magnifique. Le Jura et son charme. Le Jura sous-coté. Le Jura à explorer sous tous ses angles de montagne ancienne et verdoyante, encore et encore. Impossible de s’en lasser.

PS : le lac de Chalain, avec son bleu incroyable, se situe à vingt-cinq minutes de Baume-les-Messieurs !

mardi 13 août 2024

Au sommet de Dijon...et plus si affinités

Etant habituée au plat et à rater les couchers de soleil splendides – surtout en automne ! – cachés par les arbres centenaires, j’ai toujours considéré les photos du Mont-Blanc depuis les hauteurs de Dijon comme des légendes urbaines. Mais ce samedi 13 avril 2024, au détour d’une promenade au départ de la Combe Persil, et juste avant la tombée de la nuit…Hallelujah ! Je l’ai vu ! Enfin ! Un beau ciel printanier dégagé m’a laissé apercevoir le sommet de l’Europe, pendant quelques minutes à peine.


Point de vue des Marcs d’Or. Sur la photo,
il faut zoomer pour voir le Mont-Blanc.
Sinon du plus proche au plus éloigné :
des vignes, la Combe Persil,
les maisons entre Bourroches
et le joli village de Corcelles-les-Monts,
la Combe Trouhaude, et enfin Chenôve.


Pour information, les Marcs d’Or est le nom d’un quartier de villas avec piscine sur les hauteurs de Dijon qui juxtapose les cités HLM de Fontaine d’Ouche. A un endroit, j’ai aperçu un haut grillage servant de frontière entre les deux mondes. Eh oui, les villes de gauche regorgent de surprises 😊


Vignes expérimentales plantées en 2017
entre la Combe Persil et la Motte-Giron.


Des chèvres pour la tonte
des pelouses en pente (raide !).


Le fort de la Motte-Giron,
construit pour protéger Dijon
à la suite de l’occupation
de la ville pendant la guerre de 1870.


Malheureusement fermé au public.

mercredi 7 août 2024

6 avril 2024, la saison du Hérisson

La spectaculaire cascade de l’Eventail,
qui clôture notre parcours en apothéose.


Si vous consultez n’importe quel guide touristique pour le Jura, il y a de fortes chances pour que les Cascades du Hérisson arrivent en tête des lieux à visiter.  Et pour cause : c’est une balade à la fois jolie et diversifiée car il n’y pas deux cascades qui se ressemblent. Le site est toujours très fréquenté les weekends – mais cela ne nous a pas gênés. J’imagine toutefois qu’il est déconseillé de s’y rendre en juillet-août à cause du manque de débit.

La balade est plutôt facile, avec un chouilla de dénivelé tout de même, parfois glissante, et prend 2h30 grand maximum aller-retour car le parcours est linéaire : il suit les différentes cascades le long du Hérisson. Pour l’anecdote, le nom de la rivière n’a rien à voir avec l’animal qu’on croise sur les routes en avril. Il proviendrait de « Yrisson », qui signifie « eau sacrée ». Et l’appellation est bien choisie, comme on peut le constater sur les photos.

Mais avant d’admirer les cascades et puisque ce n’est pas très loin, un petit arrêt au Belvédère des 4 lacs s’impose. Un point de vue magnifique sur les lacs du Grand et du Petit Maclu, d’Illay et de Narlay s’offre au promeneur.


Ici, du plus proche au plus éloigné : 
le lac du Grand Maclu et le lac d’Illay.


Tant qu’on est dans le thème, j’en profite pour recommander chaudement le sublimissime lac de Chalain à moins d’une demi-heure du Belvédère des 4 lacs.

Et c’est parti pour les Cascades du Hérisson !

On commence par le Saut Girard, là où le torrent prend sa source et où je conseille de démarrer la balade. Cela permet de finir en beauté par la cascade de l’Eventail, la plus impressionnante de la série.


Sur un prémonitoire se dresse
l’animal emblématique du Jura : le lynx.


Le Saut Girard a cette particularité d’offrir
d’autres curiositésautour de la cascade elle-même.


Vers le Moulin Jeunet.
J’ai photographié cet endroit
car il était dépourvu d’humain à l’instant T.


Le Saut de la Forge dont le nom témoigne de
l’histoire industrielle du Hérisson.
On y produisait de l’énergie pour une clouterie jusqu’en 1911.


Saut du château Garnier.
Les ruines sont bien visibles.


Sauts en aval du château Garnier.


Le Gour Bleu, qui alimentait
une petite usine de production de chanvre
au XVe siècle.

Prenons de la hauteur
pour une magnifique vue sur le Hérisson.


Le Grand-Saut.


Autant la remettre pour le plaisir,
la somptueuse cascade de l’Eventail.


C’est à ce moment-là qu’on se dit que début avril – à la sortie de l’hiver et des pluies donc – est un excellent timing pour visiter ces chutes d’eau ! Au parking à proximité, vous trouverez la Maison des Cascades qui raconte l’histoire de la vallée du Hérisson et de l’exploitation de cette source d’énergie jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les noms des différentes cascades évoquent déjà l’activité passée.

Pour la rédaction de cet article, je n’ai pas pu me fier à ma mémoire puisque la visite date d’il y a quatre mois. Je me suis donc appuyée sur du site Jura Tourisme, mais aussi sur la page Facebook des Cascadesdu Hérisson qui présente bien en détail chaque cascade.

Et sur la route du retour, petite surprise bien cocasse à Poligny.


Un distributeur de spécialités locales :
comté, mont d’or, gelée de vin jaune, etc.

Ah qu’est-ce qu’on l’aime notre Jura !

mardi 30 juillet 2024

Un dimanche pascal à Tournai

Transition parfaite depuis mon dernier article en date sur les hospices de Beaune, nous voici dans une ancienne cité sous influence bourguignonne aux XIV et XVe siècles : j’ai nommé Tournai.


Cathédrale Notre-Dame de Tournai,
classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
On ne voit pas les tuiles vernissées de Bourgogne sur la photo,
mais elles sont bien là !


Pour resituer le contexte de ce passage en Belgique, il s’agissait de retrouvailles avec mes potes de voyage, ceux avec qui j’ai découvert le magnifique village de Saint-Saphorin. Cette fois-ci, on perd en dénivelé. Au fait, pour un retour en images sur les deux villes flamandes les plus touristiques du plat pays, c’est par ici. Le temps a été belge jusqu’au dernier jour. C’est bien connu : le soleil pointe souvent le bon de son nez au moment de quitter un endroit ! Les seules photos potables de ce weekend pascal ont donc été prises à Tournai, lors d’une petite balade avant de prendre le train.

Même si mon impression n’a été que furtive, je recommande une déambulation, car il s’agit de l’une des plus anciennes villes gallo-romaines de Belgique. Le patrimoine est riche et Tournai me semble plus jolie que sa voisine Lille, par exemple.


Le point des Trous sur l’Escaut. Au loin,
la cathédrale Notre-Dameet ses cinq tours romanes.

La Grand-Place avec la statue de Christine de Lalaing
qui a défendu Tournaicontre le duc de Parme en 1581.
Juste derrière, l’église Saint-Quentin.


Jolie perspective à l’intérieur du pont des Trous.


La gare de Tournai – clairement malfamée,
situation géographique au carrefour de la drogue oblige
 – égayée par les lapins de Pâques.


Le beffroi de Tournai, très célèbre car, datant du XIIe siècle,
il est le plus vieux de Belgique.


Enorme coup de cœur pour cette statue
près de la cathédrale.
« Les aveugles » du sculpteur Guillaume Charlier.


Et terminons sur ce que je préfère en Belgique :
la binouze.
Voici à quoi ressemble un champ de houblon
– sans houblon.
Une découverte totale pour ma part !

lundi 29 juillet 2024

Hospices de Beaune - 23 mars 2024

La salle des pôvres où a été tournée
la fameuse scène de La Grande Vadrouille.
La salle la plus impressionnante
des hospices.

Avoir visité tant de sites côte-d’oriens, y compris le Clos de Vougeot, le plus emblématique à mon sens, sans jamais avoir mis les pieds à Beaune…que c’est curieux. Cette ville au carrefour des grands axes autoroutiers, dont l’A31 et surtout l’A6 sur l’axe Paris-Lyon, est bien plus visitée que Dijon. Pas étonnant que capitale des Vins de Bourgogne soit remplie de Parisiens ; il n’y a guère qu’à Deauville qu’on voit autant de Bentley au m2.

Beaune est chic et parisienne, certes,

 


mais elle est connue dans le monde entier pour ses fameux hospices.


Le diable se cache dans les détails.


La renommée de cet hôtel-Dieu est fondée non seulement sur sa magnifique architecture, avec sa célèbre toiture en tuile vernissée de Bourgogne, mais aussi sur le domaine viticole qui permet de financer son fonctionnement. En parlant des grands crus de la côte de Beaune, rendez-vous ici pour une rando au milieu des vignes d’or.

Les hospices ont accueilli des patients de 1452 jusqu’aux années 60 ; ça tombe bien, puisque cela correspond au tournage et à la sortie du plus grand « classique »du cinéma français !

La visite est passionnante, car cet ancien « hôpital » classé monument historique sert de musée dédié à l’histoire de la médecine.


La cour intérieure, si grandiose qu'on s'y attarde pour l'admirer.


La visite va être longue…

Bref, un bâtiment à voir car on en prend plein les yeux ! Sans oublier le polyptyque Le Jugement dernier de Rogier van der Weyden en toute fin de visite.

Et un petit angelus avant de se quitter.