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lundi 2 juin 2025

Et coucou la carte de France inversée


Dans le cadre du meilleur concert de ma vie, me voilà pour la première fois à Montpellier un 19 mars 2025. Le printemps approche à grands pas, mais uniquement sur le calendrier. Car dans les faits, j’ai quitté ma ville du Nord sous un soleil radieux et vu le ciel s’assombrir à partir de Lyon. La carte de France était bel et bien inversée et une tempête a fait de gros dégâts en Occitanie. Le vent a même choqué Nicola Sirkis qui en a parlé à la Sud de France Arena ce soir-là ET chez Camille Combal une fois remonté dans la moitié nord du pays.


Pas de plage pour ces quelques jours passés enfermés à bosser dans la chambre d’hôtel, mais qu’à cela ne tienne. Dans la matinée du 22 mars, le soleil a osé réapparaître après le déluge des jours précédents et on en a profité pour visiter Montpell. Petite sélection des lieux notables.


Seule photo de Montpellier by night le 20 :
porte de la Blanquerie des anciens remparts.
Contre toute attente, le centre-ville piéton
est très joli et bien fréquenté.


Place de la Comédie
ou le point névralgique de Montpellier.
Fontaine des Trois Grâces
et immeuble du journal local « Le Midi Libre ».


Autre bel immeuble haussmannien :
le Grand Hôtel du Midi.


Tour de la Babote,
également vestige des remparts de Montpellier.


Croix de fer place Laissac


Le Montpelliérain - « Et BONJOUUUR » -
est très poli. Vive le Sud.


Sur le grilles de la promenade du Peyrou.
Quand je vous disais que ça soufflait sévère !


Arc de triomphe


Aqueduc des Arceaux, selon moi le plus joli monument
de ma visite(gâché par les travaux autour, mais bon).


Ah et dernière chose : je me suis promenée sur l’esplanade Charles de Gaulle, en passant devant le musée Fabre. Je recommande pour un petit jogging.

Et pour clôturer dans la morosité ces quelques jours de morosité, on a pris le train depuis la gare SNCF la plus moche et glauque qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie de baroudeuse : Montpellier Sud de France. Rien à voir avec la gare Saint-Roch au centre-ville. Celle-ci est au milieu de friches industrielles, d’un no man’s land qui donne envie de vite se barrer. Mais tout va bien, aucune attaque de zombies n’a eu lieu.

jeudi 29 mai 2025

Increvable


Je reprends ce terme employé par une fan dans le DVD Paradize Show. Ado, j’ai dû regarder ce concert des centaines de fois dans mon salon. Indochine a plus de quarante ans de carrière. Le groupe n’a jamais cessé d’exister et Nicola Sirkis, son âme, est une légende. Il y a la génération qui a vibré sur leurs premiers sons, ma génération qui s’est enflammée sur le très goth Paradize, et puis toutes les générations qui ont suivi. Indo, ça se transmet depuis des décennies sans interruption ni déclin de la qualité. Cette fan a raison : c’est increvable.


Et au même titre que Jean-Louis Aubert, Nicola Sirkis m’a scotchée à nouveau. Le sexygénaire à la chevelure grise qui déclare faire un marathon chaque soir du titanesque Arena Tour et assume son régime alimentaire et sportif draconien sautille partout du début à la fin. Il sait à qui il doit sa carrière et le lui rend bien. Comme d’habitude, tous les âges sont là, avec les mêmes têtes de ravis de la crèche que moi à la sortie.


Ce 19 mars 2025, à la Sud de France Arena de Montpellier, je n’ai pas touché terre pendant environ 2h30. J’ai d’ailleurs perdu la notion du temps, cette durée est une estimation obtenue via une recherche Google. Pendant les jours qui ont suivi cette soirée, je ne suis pas redescendue. Toutefois, c’est avec gravité que j’annonce avoir assisté au meilleur concert de ma vie. Quand on connaît la majorité des chansons, ça aide.


Entre les bracelets lumineux portés par le public qui en mettent plein la vue, les confetti de L’amour fou, les photos de personnes disparues sur grand écran pendant Annabelle Lee, les premières notes émouvantes de J’ai demandé à la lune sur la scène centrale, les tambours participatifs sur La vie est à nous, le discours féministe de Nicola en introduction de Sanna sur la croix, ou encore Les Yeux noirs revisités, j’étais tellement dans l’instant présent que j’ai à peine pensé à sortir mon portable.


Il y en avait, pourtant, des choses à filmer : l’effort de mise en scène est remarquable. Mais non, puisque je vous dis que je ne touchais pas terre. Je ne vois pas comment j’aurais pu avoir la présence d’esprit de sortir mon portable.


Mention spéciale à cette magnifique salle
dont les Montpelliérains peuvent être fiers.
La régulation des flux est excellente
pour les entrées et sorties, mais aussi
pour les tram
s à l’aller comme au retour.


La première partie était assurée par DJ Salinger, et c’était super cool car son enchaînement de classiques rock a permis de chauffer tranquillement la salle sur du bon son sans prendre le risque de la soûler avec des nouveautés pas ouf – comme c’est parfois le cas des premières parties.


En ce mercredi soir, 
la date n’affichait pas complet. 
Une exception pendant cette tournée, 
des plus agréables quand vous êtes en fosse.


Bon, j’ai quand même filmé quelques secondes de leur plus grand tube vers la fin. Histoire de repartir avec un souvenir matériel.


Nuée de confetti sur L’Aventurier.


J’aimerais terminer cette chronique sur une note personnelle. Je ne cesse d’y revenir sur ce blog, du moins dans les articles chronologiquement rattachés à la période de deuil, mais j’ai connu une rupture amoureuse fin août/début septembre 2024. C’est douloureux, là n’est pas la question. 

Mais alors que je me réveillais chaque matin avec une boule au ventre, Indochine a sorti Babel Babel. Le 6 septembre 2024, évidemment que la plaie était toute fraîche. Pourtant, je peux dire aujourd’hui avec émotion que s’il est impossible d’être sauvée ou guérie par l’art et encore moins avec un simple album, ce double disque m’a VRAIMENT aidée. La qualité de ses 17 chansons, la générosité que leur nombre traduit – qui sort des albums de 17 morceaux en 2025 ?? – le modèle de longévité et de vitalité incarné par Nicola Sirkis m’ont fait énormément de bien. En me tirant hors de moi, de mon nombril et de mes souffrances, Babel Babel m’a donné un espoir de dingue. Cet album guerrier et solaire m’a servi sur un plateau des moments magiques qui m’ont fait aimer la vie alors que je souffrais : du revigorant Chant des cygnes en boucle sur les ondes à Girlfriend en mode repeat dans mes écouteurs, en passant par le stress euphorique pour obtenir un billet à lannonce des premières dates de l’Arena Tour, Babel Babel aura à jamais une place à part dans mon cœur.

mercredi 20 juin 2018

Bring back the noughties


Rares sont les groupes qui ont survécu à la mode de l’irrésistible revival rock-indé-garage-blousons en cuir des années 2000. Placebo, dont j’idolâtrais autant la musique que le charisme de son leader, ne fait plus que de la soupe depuis l’album Loud Like Love. Dans ma grande bonté – et objectivité, j’épargne Battle for the sun car il contient la sublimissible Kings of Medicine. Les purs et durs de la première heure vont même jusqu’à pointer du doigt Sleeping with ghosts comme le début de leur descente musicale. Seule une tournée anniversaire en 2016 pouvait leur permettre de jouer des morceaux corrects, les anciens donc.

Les White Stripes n’existent plus. Les Strokes, n’en parlont pas, même s’ils ont fait des petits. Le dernier album d'Arcade Fire est à des années lumière de Funeral. Les Arctic Monkeys, petits derniers de la décennie, bébés de MySpace (ouh tu la sens la madeleine ? Attends un peu, et si je te dis : MSN+wizz ?), ont « évolué ». Leur nouvel album AM possède un pouvoir soporifique d'autant plus étonnant que je me réveillais au son de Whatever People Say I Am That’s What I’m Not sur le chemin des cours.

Et les Libertines, on en parle ? Ce groupe si emblématique de cette décennie bénie, avec son histoire d’amitié tumultueuse



et son leader iconique…Disparu. Mieux vaut ignorer leur album sorti en 2015, après leur reformation - d’ailleurs, si le public pouvait arrêter de s’extasier à chaque reformation de son groupe favori, cela découragerait les velléités des artistes refusant de comprendre que bien souvent, on ne peut être et avoir été – car la seule chanson appréciable d’Anthem for Doomed Youth


a été écrite pendant leurs heures de gloire. Le reste est à jeter, tout comme la carrière solo de Doherty, et contrairement à l’excellent Let It Reign de Carl Barât and the Jackals,



que j’ai eu la chance de voir en live en 2015. Du bon rock dans une décennie électro et auto-tunée : une exception qui confirme la règle. Dommage que l’ancien beau gosse du duo n’ait pas persévéré loin de son comparse historique, préférant sans doute à la bonne musique et à une tournée européenne dans des petites salles les grands festivals que le nom – et certainement pas la qualité des prestations en live – des Libertines permettait d’atteindre. Le fiasco au Rock en Seine la même année me donne malheureusement raison.

Alors quoi ? Doit-on en conclure que les meilleurs groupes des années 2000 se séparent dans le meilleur des cas, ou se reforment dans le pire ? Doit-on se faire à l’idée que le rock est absolument et définitivement une musique de vieux ? Que cette décennie où le rock, victime de son succès, était si hype qu’il avait donné naissance à des lolitas pseudo-rockeuses ultra-formatées – Avril Lavigne, Evanescence, Emma Daumas et j’en passe – n’était qu’un dernier soubresaut avant l’extinction d’un genre musical subversif ? Les jeunes vieux de trente ans et les vrais vieux qui ont connu les années 70 n’auraient plus qu’à se contenter pour les uns de reformations minables, pour les autres de concerts à 500 EUR la place pour voir – enfin pas vraiment, la scène est trop loin – des papys s’accrocher à la rampe ? Plus rien ? Plus de créativité ?

La mélancolie est tentante et je succombe volontiers à ses musiques électriques, idéalisant une décennie qui m’a pourtant vue adolescente et jeune adulte mal dans sa peau. Oublier la réalité d’un passé dans l’adoration triste et nostalgique de sa bande-son. Et bien oui. La mélancolie, c’est bon, c’est ouaté. Et on peut s’y complaire avec bonheur, se comporter comme une vieille conne à l’écoute de ses vieux albums en disant « CA c’est de la vraie musique, pas comme les daubes qu’on entend aujourd’hui ».
Mais allons plus loin et soyons honnêtes. Il reste :

     1)  Des groupes de rock formés dans les années 2000 qui continuent de sortir des albums à la hauteur des précédents. Incroyable, mais vrai. En live, ces exceptions qui confirment la règle sont excellentes, chacune à sa manière et égale à elle-même/ses débuts. L’une a été le premier concert de ma vie en 2004, d’où la place toute particulière qu’elle aura toujours dans mon cœur.



L’autre a donné un concert magique au Art Rock de 2017.


   2) Des groupes bien plus anciens, de générations précédentes, qui restent excellents et constituent de véritables légendes vivantes, qu'il s'agisse de la version originale anglaise ou de sa copie francaise.

    3) Des petits jeunes qui font du neuf avec du vieux. En musique plus que dans n’importe quel autre domaine, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier).
Il y a les années 80 revisitées, et sans boîte à rythme.



Et bien évidemment des rockeuses à l’ancienne.


Malgré ces réjouissances, cette pérennité d’anciens groupes ou créativité de nouveaux qui donnent foi en notre époque, rien ne vaudra jamais les noughties.
Rien ne remplacera un Brian Molko au plus haut de sa beauté, sublimée par un coucher de soleil irréel et une intro de dingue. « Insane ».


vendredi 23 février 2018

Le mythe teint en blond

Un groupe exceptionnel

Les quadras se sont époumonés sur L’Aventurier, que tout le monde connaît par cœur aujourd’hui. Les trentenaires ont vibré aux grosses guitares et sons électro d’Oli de Sat sur l’excellentissime album Paradize. Et les moins de vingt-ans ne peuvent ne pas connaître les tubes des années 80 ou singles de ces années 2010. Alors rien d’étonnant à ce que les places pour ce monumental 13 Tour d’Indochine se soient vendues comme des petits pains.
Rappelons que le concert de 2014 au Stade de France à l’occasion du Black City Tour a lui aussi affiché complet en un temps record. Depuis le 5 décembre 2017, on ne compte plus que deux artistes français - partant du principe qu'Indochine=Nicola Sirkis - à remplir le Stade de France. La parité est aussi bien respectée que le doux paradoxe qui les rapproche, puisque les deux plus grandes stars françaises se caractérisent par leur timidité, voire leur mystère.

NB : oui, oui, les Insus ont terminé leur tournée de 2017 par un concert au Stade de France, mais il s'agit là d'un groupe bicéphale !

Depuis leur meilleur album
À 15 ans, je passais des après-midi entiers à danser et chanter devant le sublime 3.6.3, grâce auquel j’ai pu découvrir d’immenses chansons de générations précédentes comme Miss Paramount ou Punishment Park.
Mais pour nous, cet Indochine du 3.6.3, c’était un retour en grosses pompes goth avec l’album Paradize, l’album le mieux vendu de l’histoire du groupe. Cet Indochine-là, c’était toute une - courte - époque. Celle où le rock et le look gothique étaient redevenus à la mode dans les années 2000, notamment avec des artistes torturés et provocateurs, comme Placebo et surtout Marilyn Manson auquel Sirkis rend hommage dans une chanson éponyme.
Une croix inoubliable – très proche de celle de l’album 13, un chanteur aux traits adolescents et cheveux couleur corbeau décoiffés avec arrogance et des clips à l’ambiance sombre : tous les ingrédients étaient réunis pour transformer en opus mythique une succession de très bonnes chansons.
Quiconque suit le groupe depuis le début ou s’intéresse un tantinet à son évolution ne peut qu’être d’accord avec ce constat : il y a un avant et un après Paradize. Musicalement, il n’a rien à voir avec l’Indochine des débuts, avec les cloches chinoises et sons de Dominique Nicolas, particulièrement audibles dans le gong d’une chanson comme Le Baiser.
Mais ce compositeur de génie ayant quitté le groupe dès 1994, une telle différence musicale ne saurait expliquer à elle seule le tournant que constitue Paradize. En effet, il reste les années 90 ! Les sons de Wax (Kissing my Song),

et surtout de Dancetaria (Stef II, Astroboy avec une interprétation marquante dans le 3.6.3)




sont déjà très proches de l’album qui suivra. Logique, puisque Oli de Sat a fait les arrangements de Danceteria et composé la quasi-totalité des morceaux de Paradize.

Bon alors, Ed, pourquoi y aurait-il un avant et un après ce dernier si la raison n’est pas musicale ? Et bien tout simplement parce que le succès n’est pas comparable. Certes, Indochine a toujours eu, à la fois objectivement et selon les propos répétés de Nicolas Sirkis, « le meilleur public du monde », mais entre les petit concerts de la tournée Nuits Intimes et le Bercy de ce fameux 3 juin 2003...vous avouerez que cet album a agi comme un sacré bulldozer. Oubliée la ringardisation du groupe par la presse : les chiffres, les records – de vente d’album et de remplissage de Bercy pour un groupe français – forceront tout ce petit monde médiatique à mettre ses moqueries de côté pour s’incliner devant l’« âme » Indochine et l’éternelle jeunesse de son leader charismatique et adoré.
Comme si cela ne suffisait pas, ce dernier veut rendre à son public ce qu’il lui a donné et se bat pour maintenir des places à 30 € ; 40 seulement pour le 13 Tour au dispositif pourtant monstrueux.

Le 13 Tour – show du 17.01.2018 à l’AccorHotels Arena
Pour savoir de quoi on parle, tapons directement dans le factuel. Voici donc la set list du concert :
https://www.setlist.fm/setlist/indochine/2018/accorhotels-arena-paris-france-4bee2b92.html

Les premiers articles sur le concert d’ouverture de la tournée, à Epernay, ont trahi une petite révolution dans l’histoire du groupe. Monsieur Sirkis a décidé, à 58 ans, comme ça sans prévenir personne, de se teindre les cheveux en blond platine. Surprise : ça lui va à ravir. Comme quoi. L’hommage assumé à David Bowie ne s’est pourtant pas limité à une simple couleur de cheveux puisque les chansons du Thin White Duke retentissaient dans l’immense salle parisienne juste avant l’arrivée d’Indochine. Immense ? Oui. Surtout avec la configuration en place – rappelons que la scène est modulable – et lorsqu’on se retrouve tout en haut, à des années lumières de la scène. La position de plongeon dans la foule était vertigineuse et donc plutôt désagréable pour un concert. En arrivant à sa place, on imagine que l’on va s’habituer, mais rien n’y fait : je suis restée légèrement mal à l’aise jusqu’à la fin du concert. L’acoustique et la situation géographique de cette salle ont beau être excellentes, les places en gradin me semblent bien trop « verticalisées » par rapport aux autres enceintes à forte capacité que je connais (ex : BarclayCard Arena de Hambourg, Galaxie d’Amnéville).

Les aspects pratiques ainsi évacués, passons au vif du sujet.
L’introduction intersidérale au concert était matérialisée par l’imitation d’une soucoupe volante au plafond, dont nous n’avons pu profiter compte tenu de notre positionnement, j’insiste, peu avantageux. Or ce petit spectacle son et lumière, sans doute magnifique, n’en finissait pas d’introduire la chanson Black Sky
et l’arrivée – enfin ! – de Son Goku transformé en Super Saiyan. Vêtu d’une sobre petite veste noire à paillettes, le Dorian Gray du rock français était plus élégant et sexy que jamais. Après avoir enchaîné tranquillement quelques titres de 13, dont le tube La vie est belle 
et les deux meilleures chansons du très bon Alice&June, il a fendu la foule et monté les gradins pour un Tes yeux noirs « tout en émotion ».
Vous suivez toujours la set list ? Bien. Alors vous vous imaginez que le public - de tous les âges, de tous les styles et de toute la France – s’est déchaîné au numéro 15 ? Supputation validée, sans surprise.
Même si, petite déception personnelle, l’écrasante majorité des titres était issue de l’album 13 avec seulement deux chansons de Paradize, ces dernières ont été magistralement interprétées. La version acoustique d’Electrastar, première chanson de rappel  marquait ni plus ni moins que le summum de ce concert à mes yeux.
L’indétrônable J’ai demandé à la lune a quant à elle bénéficié d’une très jolie mise en scène avec avancée des deux guitaristes tout au bout de la branche principale de la croix scénique pour rejoindre Nicola. 
Ensuite, deux des plus grand tubes historiques du groupe se sont enchaînés – Trois nuits par semaine et L’aventurier. Le public le plus divers qui soit jubile.
Alors pour conclure, je dirais que ces deux heures et demie ne pouvaient être mauvaises puisqu’il s’agit d’Indochine, le plus grand groupe français. La force de ses chansons, de l’interprétation de certaines d’entre elles par un Nicola en position allongée et la beauté des images diffusées sur écran géant nous ont forcées à passer outre les beaufs du rang juste devant nous, la chute parfaitement horizontale quatre rangées plus loin du beauf en chef – quand je parlais de configuration trop vertigineuse des gradins ! -, leur odeur insupportable de bière et de conséquences aérophagiques intempestives, sans parler de la cigarette du beauf adjoint avant son expulsion définitive par la sécurité. Oui, la qualité du spectacle m’a bien fait passer outre toute cette merde. Alors merci la légende Nicola. Oui tu as un « putain de public », non cette tournée n’est pas « trop fatigante pour ton âge » car tu n’as pas d’âge. Un mythe n’a pas d’âge.


Conclusion :

Pour des raisons d’emplacement, de préférences personnelles en matière de chansons et de contingences insupportables évoquées dans le paragraphe ci-dessus, ce concert n’arrive tout de même pas à la cheville du précédent pour 2018.