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mardi 27 mai 2025

Gros nounours en plein hiver

 


L’énorme – I mean, par le talent – Teddy Swims était de passage au Zénith de Paris le 27 févier dernier, et je peux vous dire que la chaleur de sa voix soul a bien réchauffé nos cœurs. L’Américain a enchaîné ses tubes à la perfection et putain, quelle voix, mes aïeux !


J’ai fait abstraction de la nuée de téléphones qui filmaient presque non stop, tenus par des humains statiques pendant les bangers, et n’ai pas vu le temps passer dans la fosse. Vous allez voir, par pur mimétisme, j’ai beaucoup plus filmé que d’habitude.


Petit bémol, envers l’artiste cette fois : la « froideur » américaine. Je m’explique. Les Américains font preuve d’une grande générosité pendant leurs prestations scéniques, mais celle-ci étant le fruit d’un professionnalisme trop « carré » à mon goût, elle se transforme en froideur auprès de moi. A contrario, des Anglais arrogants et froids en apparence me semblent plus chaleureux et enthousiasmants car d’une sincérité absolue. Je sais, ça contredit cette histoire de voix chaleureuse et l’aspect « nounours » de Teddy, mais je ressens cela à chaque concert donné par un Américain. Même chose pour Lenny Kravitz – aussi sexy soit-il – quand il est passé à Hambourg il y a une dizaine d’années. Et si la différence géographique et culturelle était captée par mes antennes d’hypersensible ?


Refermons la parenthèse, sans doute ridicule, mais il fallait que je l’exprime. Retour en images sur un concert qui démarre en beauté l’année 2025 placée sous le signe...des concerts justement.


Bsartek la tunique !


On voit que cet album a été écrit suite à une rupture. 
Le nounours pleure, car It Ain’t Easy.

Chanter de la soul comme un dieu 
et signer des écharpes en même temps


Northern lights. 
Pas la plus connue, mais une chanson magnifique


Cette reprise de Don’t Stop Believin de Fleetwood Mac, 
un grand classique


Lose Control, celle par qui tout a commencé


Thank you so much, Teddy !

P.S. : le Parc de la Vilette le soir après le travail, c'est quelque chose. Je n'avais jamais vu autant de coureurs, et surtout de pratiquants de callisthénie au m². Musique à fond, entraînement sérieux. Le lieu est moins connu pour ça que Bercy, mais vraiment, c'est une ambiance de dingue.

jeudi 22 mai 2025

Sensibilité et énergie

On connaît tous La symphonie des éclairs, on a tous été émus en tombant sur l’ode de Zaho de Sagazan aux hypersensibles pour les Victoires de la musique 2024, et on a tous halluciné devant sa prestation époustouflante au festival de Cannes en hommage à une Greta Gerwig conquise. Bref, 2024 était SON année et j’ai été ravie de clôturer la mienne par ce concert. Certes j’ai vu Blues Pills deux jours plus tard au Marché Gare à Lyon, mais j’ai rapidement oublié cette soirée. C’était bien, mais sans plus. Et nous y reviendrons dans le prochain compte-rendu.

Après une année en couple à faire des excursions et des randos, la rupture – comme toutes les ruptures – m’a donné un nouvel élan vital en me poussant à reprendre les concerts. Une activité qui faisait partie de mon ADN et que j’avais quelque peu délaissée pour cause de 1) domiciliation dans une ville de province et 2) partage de mon temps libre avec un homme qui n’était pas dans ce délire. Ajoutez à cela une rupture supplémentaire avec le groupe de potes de weekends dans divers endroits de France et d’Europe ET un maudit kyste à la cheville, et vous comprendrez pourquoi les chroniques de Rock and Volk changent de cap à partir de fin 2024. Moins de nature, plus de culture !

Nous sommes le 12/12, et j’abandonne exceptionnellement mes chaussons d’escalade du jeudi soir – oui, le kyste me l’autorise de justesse, contrairement aux longues marches qu’il me refuse – pour un concert bien sympathique au Zénith de Dijon. Je mettrais simplement un gros bémol sur les lumières. Le son et la mise en scène sont très électro, d’accord, mais même pour ce genre musical, les lumières sont trop agressives. Il ne faut vraiment pas être épileptique pour assister à ce concert.

Toute la première partie était empreinte de sensibilité, avec des balades et des jolis mots entre les chansons. Pour la seconde, la jeune surdouée de la chanson avait décidé de réveiller le public. C’était génial de se déchaîner ainsi dans une fosse après de belles émotions. Les deux font du bien. Bravo à ce petit bout de femme, pour sa simplicité et sa générosité. Elle fait même de très longs remerciements à la fin : la cantine, le chauffeur de bus, etc. Elle n’oublie personne et sa gratitude est naturelle.



Vive les gens sincères, sensibles ET remplis d’énergie !

vendredi 16 mai 2025

Saint-Nicolas Fatals

La madeleine de Proust auditive inattendue
juste avant le show...
Magnum Radio, purée, j’avais oublié !
 J’ai failli chialer en tombant dessus.

Nous sommes le 6 décembre 2024, et tous les Lorrains savent que cette date est sacrée. Il n’empêche que cette fois-ci, le défilédu patron des écoliers n’était pas la raison de ma venue. Non, mon passage dans ma ville de coeur pile ce jour-là était un pur hasard du calendrier, puisqu’après Maneskin à l’Open Air en septembre 2023, direction L’autre Canal pour pogoter sur les Fatals Picards.

Autre registre, mais sensations tout aussi géniales. Il faut me croire sur parole, car comme dirait le chanteur, on n’est pas à un concert de Julien Doré. Alors on ne filme pas, ou très peu. D’ailleurs – et j’étais exactement dans la même « transe » avec Juniore à La Vapeur et sa super première partie quelques mois plus tôt – sortir mon téléphone ne m’a pas traversé l’esprit.

Le public était déchaîné, le spectacle se jouait aussi bien pendant qu’entre les morceaux, car ce groupe aux textes humoristiques est également très doué dans les vannes sur scène. Je me souviens par exemple de piques hilarantes sur notre absence de gouvernement – si, si, souvenez-vous de cette époque étrange...Et puis ils ont repris les classiques : L’amour à la française, Bernard Lavilliers, et surtout ma préférée EVER : Mon père était tellement de gauche. Tin, quel pied monumental. Merci aux Fatals, c’est tout ce qu’il me fallait en cette triste période post-rupture.

Mais avant tout cela, je n’ai pas failli à mes obligations : j’ai salué Stan et me suis immergée dans l’ambiance Saint-Nicolas. Car malgré le froid lorrain, ça reste la plus belle fête de l’année.


Petite reco pour se réchauffer : La Brûlerie,
charmant salon de thé Grand-Rue.
Délicieux chocolat chaud


Illuminations place de la Carrière


Patinoire et Grande Roue


La grande roue à travers l’arc Héré vêtu de bleu


Projection de la légende de Saint-Nicolas 


Un spectacle que je qualifierais de « cru » : ça parle sans détour
de « boucher qui mange les enfants » ;
mais tous les contes pour enfants sont cruels, après tout.


Après la projection, toujours la plus belle place du monde