mercredi 28 août 2024

Weekend basque !

Euphorie de retrouver l’emblème de Dijon
à l’autre bout de la France ! 
Reproduction temporaire de l’Ours Pompon
 sur l’esplanade du Port Vieux de Biarritz.


L’un de nos potes fêtant son anniversaire autour du weekend du 1er mai, direction – à son initiative – le Pays basque pour fêter ça. L’année dernière, nous nous étions réunis dans le Var et je dois dire en préambule que malgré l’engouement de dingue des Français pour la côte Atlantique, rien n’égale le climat et les couleurs de la Méditerranée à mes yeux. Le début du film Le Comte de Monte-Cristo me l’a d’ailleurs rappelé.

Peut-être ma réserve à l’égard de cette région s’explique-t-elle par mon côté ultra frileux ? Mon désintérêt total pour le surf ? Ou bien mon agacement lorsque le vent décoiffe mes cheveux bien trop fins ?

Toujours est-il que nous en avons vu des belles choses pendant ce pont du premier mai. Ne boudons pas notre plaisir, car le temps apocalyptique – j’en veux pour preuve l’atterrissage un peu mouvementé de mon avion – le soir de ce jour férié a vite laissé place à une météo clémente jusqu’à notre départ.

On commence par visiter notre point de chute : Biarritz. D’une manière générale, la visite de la capitale du surf m’a plu, sans être renversante pour autant. Et c’est tant mieux : la suite n’en a été que plus agréable.


De bonnes vagues ce jour-là.


Eglise Saint-Martin.


On poursuit la promenade le long du front de mer,
avec les Pyrénées au loin.


Le célèbre Rocher de la Vierge,
« ouvert » malgré l’océan très agité.


De plus près.


Le pays du jambon, pour notre plus grand bonheur.


Un peu de centre-ville.

Je me demande pourquoi, au Pays basque,
une jeune femme peut rentrer seule en toute sécurité
 à n’importe quelle heure de la nuit…


Après cette brève visite de Biarritz, direction Saint-Jean-de-Luz, là où j’ai acheté une jolie paire d’espadrilles ainsi qu’une pochette en toile basque. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait ma grosse touriste !


J’ai aussi goûté aux macarons de Maison Adam
 – en plus du gâteau basque. Verdict : pas mal.


Magnifiques maisons basques qui donnent sur le port.


Avec la Rhune au loin, affaire à suivre…

Image digne d’une carte postale
(si on sature la couleur de l'eau !!)


La plage, on ne fait que passer.


Le piment d’Espelette,
aussi présent dans les devantures
 que le jambon de Bayonne.


Ensuite, sur le chemin d’Anglet – où nous logeons – on s’arrête dans les villages de Guéthary et Bidart. Ce dernier ne m’a pas emballée puisque je n’ai pris aucune photo. Par contre, le premier…

J’ai particulièrement apprécié les frontons de pelote basque présents dans tous les villages. En plus de l’architecture typique des maisons – et des églises, comme nous le verrons plus tard –, ils vous hurlent avec fierté et enthousiasme qu’ici, vous n’êtes pas en France. Vous êtes ailleurs, au Pays basque, et c’est trop bon.


Coup de cœur pour la côte à Guéthary.


Regardez-moi ce bleu.


Je qualifierais cette station balnéaire de pittoresque.

La beauté de la mousse sur les rochers !


Tadam ! Quand on regroupe le beau bleu et la belle mousse.


Pour donner suite au petit teaser en légende d’une photo du port de Saint-Jean-de-Luz, voici le programme du lendemain : ascension de la Rhune ! Le sommet est également accessible en petit train, pour information.


Même sans avoir mis les pieds dans les Pyrénées auparavant,
j’aurais pu identifier la chaîne de montagnes avec cette simple photo.


Ça va piquer.

Première vue sur la côte basque.
Est-ce Hendaye que l’on voit ?


Le sommet a l’air proche, mais croyez-moi,
le plus gros effort est devant nous.


Les fameux pottoks,
ces poneys basques en liberté dans les Pyrénées.


Place aux moutons, désormais !


Tout ça, c’est l’Espagne.


Les jolies roches à l’approche du sommet.


Les Pyrénées ne seraient-elles pas
les plus belles montagnes en France ?


Nous y sommes !!!


La descente était très casse-gueule
et mentalement fatigante.


Mais on refait un dernier petit coucou
à la côte basque avant
de redescendre complètement.


D’après les recommandations de la gérante d’une boutique de linge basque à Saint-Jean-de-Luz, nous avons fait un petit détour par le village de Sare avant de rentrer au bercail. Personnellement – et je n’étais pas la seule de cet avis –, j’ai été moins emballée par ce village que par les pépites du lendemain…


Evidemment, le village à son petit charme.


Mais je pense que c’est surtout son emplacement
au cœur des Pyrénées qui fait la beauté de Sare.

Et puis les ruelles sont sympas aussi.


Imaginez que ceci est votre dernière demeure. Y a pire.


Premier contact avec les églises basques, 
très sombres et atypiques.


Verdit : j’adore ces petites églises.


Je ne pouvais pas me lasser des maisons basques.
Bon, la photo aurait été parfaite
sans la bagnole au premier plan, je sais.


Le soir-même, direction La Chope à Anglet, un super bar au bord de l’océan qui pratique le jeu du casque – impossible à expliquer, la seule solution est d’aller dans les bars qui le pratiquent. La Chope possède également un baby-foot avec une rangée de joueurs manquante, mais surtout une très belle vue sur la phare de Biarritz :

 


Le lendemain, notre pote-guide-Geburtstagskind nous a amenés au Pas de Roland. Je vais vous faire un bref résumé de la légende, puisque nous avons tous été obligés de regarder sur Internet par manque de culture historique ! Merci à cette blogueuse au top.

Selon la légende, le célèbre chevalier de Charlemagne est passé dans le coin en 778 pour repousser les Sarrasins en Espagne. Bloqué par un gros rocher, son cheval a mis un gros coup de sabot pour se frayer un chemin. Autre version : Roland a brandi son épée. Dans les deux cas, c’est un peu naze, non ? Mais peu importe, le lieu est absolument génial. Attention, on se gare à Itxassou et on continue à pied. Impossible de se rendre/garer au Pas de Roland en voiture !


Puis on longe la Nive.


Le voici, le Pas de Roland.


Vue de l’autre côté, depuis la rive.


La balade est reposante et antagoniste
à l’ascension de la Rhune la veille.


Longer un cours d’eaux vives fait un bien fou.

C’est plat et le ruissellement de la gorge
de la Nive berce à merveille.

La petite croix en hommage à Roland. 

Info un peu hors sujet : le chevalier est mort un peu plus tard au col de Roncevaux.


Je l’avais annoncé en parlant de Sare :
Itxassou !


J’ai également annoncé mon émerveillement
face aux églises basques.


Et bien, je vous présente l’église Saint-Fructueux.
Elle date du XVIIe siècle, est parfaitement entretenue
car classée monument historique.


Le cimetière autour
est tout aussi joli que l’intérieur de l'église.


Toutes ces croix basques sur fond pyrénéen…
Waouh.


Il est midi, on quitte alors Itxassou – mon coup de cœur villageois ex-aequo avec Guéthary – pour Saint-Jean-Pied-de-Port. Et là encore, le charme opère dès notre arrivée. Saint-Jean-Pied-de-Port doit son nom à son emplacement au pied du col – « port », comme on dit dans les Pyrénées – de Roncevaux.

Mais ce qui caractérise avant tout cette petite ville, c’est qu’elle est remplie de pèlerins ! C’est simple, il n’y a que ça – nous étions l’exception –, Saint-Jean-Pied-de-Port étant une étape du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.


Le pont romain sur la Nive de Béhérobie.


Ça monte.


Vue de Saint-Jean-Pied-de-Port depuis la citadelle.
 Les Pyrénées et un stade de rugby, what else ?


On continue sur le chemin de ronde.


Le fameux pèlerinage.


Autre jolie vue sur la chaîne de montagnes.


Meilleure vue sur les charmantes habitations
de Saint-Jean-Pied-de-Port.


Je n’ai pas pu m’en empêcher.


Porte vers la citadelle.

Porte Notre-Dame.


La Nive, une dernière fois.


En dehors de la citadelle,
les rues pavées du centre-ville commerçant
valent aussi le détour.


Bref, on valide Saint-Jean-Pied-de-Port et on enchaîne par un tout dernier arrêt avant de quitter le Pays basque le lendemain matin : Ainhoa.


Là encore, je le trouve plus joli que Sare.

Et comme partout dans la région,
les volets des maisons basques typiques
sont repeints très régulièrement.

L’église est chou.


Je recommande le bistrot sur la place centrale, devant le fronton. Le patron est très drôle, en plus de faire d’excellentes limonades.

Bref,  même si je préfèrerai toujours les couleurs de la Méditerranée pour des vacances, j’ai beaucoup aimé le Pays basque. J’adorerais y vivre – la météo changeante n’est qu’un détail quand on a connu Hambourg et son Schietwetter ! –, essentiellement pour des raisons de sécurité. Mais bon, d’ici à ce que j’aie suffisamment d’oseille, je vais me contenter de ma ville de cassos dangereux et a minima agressifs😉

dimanche 25 août 2024

Cirque de Baume-les-Messieurs - 14 avril 2024

Après avoir aperçu le Mont-Blanc depuis les hauteurs de Dijon, v'là-t'y pas qu’on décide, le lendemain même, de randonner autour de Baume-les-Messieurs. Nous sommes le dimanche 14 avril 2024, et le thermomètre affiche 26 °C pour mieux nous berner. Avec le recul, c’est comme si cette unique journée estivale de printemps cachait les longs mois pluvieux qui allaient suivre jusqu’en juillet.

Bref, cette randonnée est sans conteste l’une des plus splendides de la région Bourgogne Franche-Comté. Et pour cause, le village jurassien de Baume-les-Messieurs est classé parmi les plus beaux de France. Les images parlent d’elles-mêmes.

Le parcours de la randonnée disponible ici est absolument parfait : description claire et précise – fait rarissime pendant une rando : pas un seul doute sur l’itinéraire à suivre ne nous a effleuré l’esprit  –, panorama varié et à couper le souffle ; et last but not least : tout le dénivelé positif de cette randonnée de difficulté moyenne se trouve au démarrage. Physiquement et mentalement, mieux vaut ça que l’inverse. On grimpe pendant une petite demi-heure pour arriver tout en haut de la falaise ; c’est raide, un peu technique et on transpire bien, mais arrivé en haut, tous ces efforts se voient largement récompensés par la vue sur le cirque de Baume-les-Messieurs.


Le village est niché au milieu de trois reculées,
caractéristiques des paysages du Jura.


Vieux pont sur la Seille.


Charmantes maisons en pierre.


Des haies parfaitement taillées :
on est l’un des plus beaux villages de France
ou on ne l’est pas.


A droite, l’abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs,
l’une des plus importantes de Franche-Comté jusqu’au XVIe siècle.


Après l’effort, le réconfort.
Les échelles de Sermu sont passées,
prenons-en plein la vue !


Belvédère des Roches de Baume.
Le parcours longe le cirque.


Voici le Dard, affluent de la Seille.
Il naît dans les grottes de Baume.
La visite (non effectuée par flemme) vaut le détour.


De l’intérêt d’admirer des cours d’eau en avril.


On se rapproche du seul et unique détour
dans ce tour du cirque de Baume.


Les escaliers empruntés glissent,
mais suivons le Dard.


Et ça valait le coup,
voici la magnifique cascade des Tufs !!

Sans le contre-jour.
L’entrée pour la grotte de Baume est juste à côté.


Le problème de cette cascade, aussi belle soit-elle, c’est qu’il fallait descendre pour l’admirer. Selon toute logique, il est temps de remonter – un peu raide, mais pas autant et surtout moins longue qu’au début – pour reprendre le tour du cirque.


Et c’est ainsi qu’on arrive au
belvédère de la Croix de Suchot.


Et dire qu’on la voyait si petite
et si éloignée depuis le village.


Et on entame la descente ; plutôt cool.


Joli point de vue sur l’une des reculées.


Et le charme du village finit de nous attendrir
avant de rejoindre la voiture.


Je pense qu’il faut prévoir deux sorties Baume-les-Messieurs : une « nature » - la randonnée décrite ici – et une autre « patrimoine » pour rester en bas et passer du temps dans 


l’abbaye assez importante
dont on ne voit qu’une petite partie ici.

Le simple fait de parcourir à nouveau mes clichés
me fait sentir l’odeur des lilas post-rando.


Le printemps ou la saison idéale :
les arbres sont en fleurs
et l’herbe éclate de son plus beau vert.


Un peu de Seille, de roche et de pierre,
histoire d'imprimer dans nos esprits ce tableau bucolique
avant de partir pour de bon.


Et nous ne sommes pas prêts d’oublier cette randonnée absolument magnifique. Le Jura et son charme. Le Jura sous-coté. Le Jura à explorer sous tous ses angles de montagne ancienne et verdoyante, encore et encore. Impossible de s’en lasser.

PS : le lac de Chalain, avec son bleu incroyable, se situe à vingt-cinq minutes de Baume-les-Messieurs !

mardi 13 août 2024

Au sommet de Dijon...et plus si affinités

Etant habituée au plat et à rater les couchers de soleil splendides – surtout en automne ! – cachés par les arbres centenaires, j’ai toujours considéré les photos du Mont-Blanc depuis les hauteurs de Dijon comme des légendes urbaines. Mais ce samedi 13 avril 2024, au détour d’une promenade au départ de la Combe Persil, et juste avant la tombée de la nuit…Hallelujah ! Je l’ai vu ! Enfin ! Un beau ciel printanier dégagé m’a laissé apercevoir le sommet de l’Europe, pendant quelques minutes à peine.


Point de vue des Marcs d’Or. Sur la photo,
il faut zoomer pour voir le Mont-Blanc.
Sinon du plus proche au plus éloigné :
des vignes, la Combe Persil,
les maisons entre Bourroches
et le joli village de Corcelles-les-Monts,
la Combe Trouhaude, et enfin Chenôve.


Pour information, les Marcs d’Or est le nom d’un quartier de villas avec piscine sur les hauteurs de Dijon qui juxtapose les cités HLM de Fontaine d’Ouche. A un endroit, j’ai aperçu un haut grillage servant de frontière entre les deux mondes. Eh oui, les villes de gauche regorgent de surprises 😊


Vignes expérimentales plantées en 2017
entre la Combe Persil et la Motte-Giron.


Des chèvres pour la tonte
des pelouses en pente (raide !).


Le fort de la Motte-Giron,
construit pour protéger Dijon
à la suite de l’occupation
de la ville pendant la guerre de 1870.


Malheureusement fermé au public.

mercredi 7 août 2024

6 avril 2024, la saison du Hérisson

La spectaculaire cascade de l’Eventail,
qui clôture notre parcours en apothéose.


Si vous consultez n’importe quel guide touristique pour le Jura, il y a de fortes chances pour que les Cascades du Hérisson arrivent en tête des lieux à visiter.  Et pour cause : c’est une balade à la fois jolie et diversifiée car il n’y pas deux cascades qui se ressemblent. Le site est toujours très fréquenté les weekends – mais cela ne nous a pas gênés. J’imagine toutefois qu’il est déconseillé de s’y rendre en juillet-août à cause du manque de débit.

La balade est plutôt facile, avec un chouilla de dénivelé tout de même, parfois glissante, et prend 2h30 grand maximum aller-retour car le parcours est linéaire : il suit les différentes cascades le long du Hérisson. Pour l’anecdote, le nom de la rivière n’a rien à voir avec l’animal qu’on croise sur les routes en avril. Il proviendrait de « Yrisson », qui signifie « eau sacrée ». Et l’appellation est bien choisie, comme on peut le constater sur les photos.

Mais avant d’admirer les cascades et puisque ce n’est pas très loin, un petit arrêt au Belvédère des 4 lacs s’impose. Un point de vue magnifique sur les lacs du Grand et du Petit Maclu, d’Illay et de Narlay s’offre au promeneur.


Ici, du plus proche au plus éloigné : 
le lac du Grand Maclu et le lac d’Illay.


Tant qu’on est dans le thème, j’en profite pour recommander chaudement le sublimissime lac de Chalain à moins d’une demi-heure du Belvédère des 4 lacs.

Et c’est parti pour les Cascades du Hérisson !

On commence par le Saut Girard, là où le torrent prend sa source et où je conseille de démarrer la balade. Cela permet de finir en beauté par la cascade de l’Eventail, la plus impressionnante de la série.


Sur un prémonitoire se dresse
l’animal emblématique du Jura : le lynx.


Le Saut Girard a cette particularité d’offrir
d’autres curiositésautour de la cascade elle-même.


Vers le Moulin Jeunet.
J’ai photographié cet endroit
car il était dépourvu d’humain à l’instant T.


Le Saut de la Forge dont le nom témoigne de
l’histoire industrielle du Hérisson.
On y produisait de l’énergie pour une clouterie jusqu’en 1911.


Saut du château Garnier.
Les ruines sont bien visibles.


Sauts en aval du château Garnier.


Le Gour Bleu, qui alimentait
une petite usine de production de chanvre
au XVe siècle.

Prenons de la hauteur
pour une magnifique vue sur le Hérisson.


Le Grand-Saut.


Autant la remettre pour le plaisir,
la somptueuse cascade de l’Eventail.


C’est à ce moment-là qu’on se dit que début avril – à la sortie de l’hiver et des pluies donc – est un excellent timing pour visiter ces chutes d’eau ! Au parking à proximité, vous trouverez la Maison des Cascades qui raconte l’histoire de la vallée du Hérisson et de l’exploitation de cette source d’énergie jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les noms des différentes cascades évoquent déjà l’activité passée.

Pour la rédaction de cet article, je n’ai pas pu me fier à ma mémoire puisque la visite date d’il y a quatre mois. Je me suis donc appuyée sur du site Jura Tourisme, mais aussi sur la page Facebook des Cascadesdu Hérisson qui présente bien en détail chaque cascade.

Et sur la route du retour, petite surprise bien cocasse à Poligny.


Un distributeur de spécialités locales :
comté, mont d’or, gelée de vin jaune, etc.

Ah qu’est-ce qu’on l’aime notre Jura !