dimanche 2 mars 2014

Simply Red Annexe 1

Les meilleurs nous quittent toujours trop tôt : entre le pitbull enragé et l’Intelligence modeste, le premier l’a emporté. L’Intelligence, la vraie, contrairement à la prétendue, se retire avant d’être évincée.



La Rousse s’en va à la fin de la saison, elle veut avoir plus de temps pour écrire, dit-elle. 





Très bien, c'est ce qu'elle aime et sait faire. Je ne serais pas la dernière à acheter ses livres, mais je suis égoiste et rêve de la voir à la tête de sa propre émission : plus intellectuelle qu’intelligente, plus exigeante que divertissante…Bref : plus classy lady que smarty ou pire, catchy. Pourquoi pas une émission de débat qui ridiculiserait, plus brillamment que Le Petit Journal ne le fait déjà, Frederic Tadei et son émission culturello-masturbatoire ? Elle pourrait inviter de vrais spécialistes aussi intellectuellement honnêtes qu’elles, et surtout des gens qui comme elle, montrent un respect fondamental envers le téléspectateur en laissant leurs adversaires du moment terminer leur phrase. Qu’on m’explique comment un producteur peut laisser passer cela ! Cette parodie n'en est presque pas une...



Entre les Ca se dispute, Mots croisés et autres émissions de débat politique, on en vient à se demander si les producteurs sont au courant que des personnes extérieures au plateau regardent ces émissions…Ces gens s’appellent des téléspectateurs et ont systématiquement droit à des enculages de mouche inaudibles au cours desquels chacun tente uniquement de se convaincre lui-même et de mordre l’autre en face. On ignore ceux qui remplissent les poches de tout ce beau monde, ceux qui regardent les émissions de producteurs pétés de thunes et ceux qui font et défont des carrières politiques par l’urne. Paradoxe étrange.

L’écoute active est pourtant un comportement si simple, si élémentaire. Or je pense qu’il s’agit d’une qualité intrinsèque. On l’a ou on ne l’a pas, tout comme la propension à donner son avis calmement et en respectant l'autre...



Voilà pourquoi un grand espoir chasse ma tristesse de voir la Rousse quitter la meilleure émission du moment. J’imagine  voir naître en septembre 2014 une émission de débat, peu importe sur quelle chaîne ou à quelle heure, avec des échanges, des idées, de la culture, de la politique, de la musique. Vous l’avez compris, j’ai interprété la phrase de la Rousse qui « aime les défis et ne voudrait pas commencer à être dans la routine » comme un super projet à venir. Sans parler de sa modestie qui m’a encore une fois ravie puisqu’elle déclare avoir beaucoup appris lors de ces quelques saisons et ne parle pas de tout ce qu’elle lui a apporté.

Maintenant, je n’irais pas jusqu’à soutenir la thèse de cet article http://www.lepoint.fr/medias/demission-de-natacha-polony-la-vraie-raison-26-02-2014-1795817_260.php
Je pense plutôt, peut-être à tort, qu’elle ne fait pas de langue de bois et a bel et bien envie de nouvelles expériences médiatiques. Certes les deux chroniqueurs s’entendent se chamaillent autant que les Eric étaient copains comme cochons, certes ils s'en cachent de moins en moins, mais de là à quitter une tribune en or quand on est une femme de conviction…je n’y crois pas.


Beaucoup plus brûlante que celle de savoir vers quoi la Rousse va se diriger, LA question est celle de sa succession. Personnellement, je crains le pire…Pitié, tout mais pas un pitbull.




lundi 17 février 2014

Envie d'évasion

Elle s’est manifestée comme une évidence puisqu’elle a surgi d’un contexte personnel ultra-propice.

Mes vacances de Noel ont été douloureuses, comme tous les ans. La famille reste le milieu le plus franc et sans détour pour tout le monde, et Noel ne manque jamais de vous faire une bonne piqure de rappel.
Depuis que 2014 a commencé, je vis des journées de travail acharné pour cause de bilan comptable annuel. Au moment où ma tête a commencé à sortir de l’eau, j’ai pris une semaine en mars au hasard et demandé mes congés. Comme prévu, mes amis, potes, connaissances, tout ce que vous voulez, ne peuvent me suivre sur ces dates arbitraires.
En parlant d’amis, j’en ai perdu un et cela m’attriste. Ce sera vite oublié, contrairement à un chagrin d’amour duquel j’ai pour principe de ne jamais vraiment me remettre : au moins un domaine dans lequel je fais preuve d’une constance impeccable.  
Je poursuis ma petite impasse tranquillement. Moi qui ai rêvé de devenir rockstar, comédienne, interprète, écrivain, ou encore d’exercer un poste intéressant et à responsabilités dans une grande entreprise, j’ai l’honneur de faire un boulot administratif-financier-exigeant-mal-payé-et-donc-féminin. Qui sait si j’avais les moyens de mes ambitions ? Il est bien trop tard pour en décider, le coche est loupé donc autant composer avec la situation.
Pour se faire, les possibilités sont multiples et je tente de les saisir, trop rarement j’en concède. Tout d’abord, j’aime ma ville, même si je ne connais rien d’elle. Pourquoi connaître les noms de ses rues, de ses quartiers et de ses attractions touristiques ? L’amour se fonde sur tout sauf sur le savoir. J’aime ma ville et sa bourgeoisie apparente, ses jeunes femmes classes et bien maquillées, son peuple polyglotte, aussi bien turc que latino et même son vice qui déborde sur la Reeperbahn. Et oui, j’habite à Hambourg ; et rien que pour y avoir atterri, je ne pense pas avoir totalement « raté ma vie ». J’aime mon entreprise, elle me paye au lance-pierre certes, mais je m’y sens plutôt bien. Je côtoie des gens heureux d’y travailler, souriants et investis…et surtout que je n’ai pas à me coltiner en open space ! J’aime ce que je fais, tout simplement : classer, organiser, compter, calculer, coder des catégories internes de coûts, facturer, refacturer, décaisser, encaisser, relancer et se faire relancer. Ceci étant dit, si je pouvais m’échapper de cette planque sans possibilité de carrière et  gagner correctement ma vie avec une activité qui me passionne profondément, je ne cracherai pas dessus. J’aime prendre le métro, jamais bondé sur mon itinéraire, et bouquiner avant d’entamer une journée si peu littéraire. J’aime tenir un blog que personne ne lit ni ne commente. J’aime me vider la tête devant un juif tunisien le soir. J’aime me remplir la tête devant une chroniqueuse rousse toutes les semaines dans l’émission la plus regardée du PAF.
Ces plaisirs simples et quotidiens ne répondent bien entendu que partiellement à cette envie d’évasion. C’est pourquoi mon prochain périple sera là-bas, dans celle où il faut être trèèèèès vigilant, dans celle qu’il faut voir (et peut-être éviter de renifler…) avant de mourir paraît-il.







mardi 11 février 2014

The Ultimate Playlist of Love

Valentine’s Day is coming and I took the occasion to think of the ultimate playlist for a perfect Friday night. Let’s be pragmatic and pick one good song for each case. No Whitney Houston, Celine Dion and co, don’t worry I don’t write a blog to repeat things you can find anywhere. This is MY playlist.

The nightmare


No comment. I just hope it won’t be the one matching your Valentine’s Day.

The calm after the breakup storm
You are not that sad anymore and reckon all good things come to an end. It’s over, it’s okay, may peace and sweet spleen live in your single mind.


The happy bellicose attitude
Your relationship is not doing well, your partner is a pain in the ass, and you’re feeling he/she’s fucking all up playing…a tricky game…

 http://www.dailymotion.com/video/x18l174_hollysiz-tricky-game-extrait_music

Who cares? Hollysiz is here to save your Valentine’s Day: go out, drink and dance all night.

The S&M trip as a romantic evening
You are stuck in a 700 year old relationship and making love with your partner has become as exciting as taking the subway to go to work. What about a real change for the Lovers’ Day? The French (again!) band Lilly Wood & the Prick made that great song that could express your need. As they said: spice up your life!


The childish cute love song
You are getting in the mood for the simple pleasures of life. You have been in love for ages, months, days, or even hours and you’re just happy (no no not Pharell that time J). This is not even a proper love song, it’s much better: it goes straight to the point and makes you believe everything is easyyy (like Sunday morning).


Hope time will fly and take us to Friday very soon.

dimanche 9 février 2014

Simply Red

Règle d'or, quand on a connu les cours, concours blancs ou autres séminaires du samedi matin, le samedi soir c’est sacré. Le seul où l’on peut se coucher tard sans mauvaise conscience. Alors on fait la traditionnelle préchauffe vodka coca cacahouètes chez les potes, suivie d’une sortie en boîte sur de la musique de merde, avec des gens à l’haleine de merde. Et bien NON. Le samedi soir c’est Ruquier.

Longtemps ça a été la cérémonie présidée par l’homme en noir, le fou rire sur trois mots balancés par Baffie, le clash Arabe versus Feuj, chacun avec ses positions à peine prévisibles, les jolies filles qui se faisaient draguer et vanner bien lourdement, les interviews à thème, les samplers, les gimmicks, dont l’attrapage manuel d’extrait musical et la clôture par MONSIEUR PHILIPPE CORTI. Fiouuuu. Heureusement ina.fr est là si nostalgie il y a.

http://www.ina.fr/video/I08340349

Mais depuis la rentrée 2006, Baffie n’est plus, les gonzesses et la vulgarité ont disparu. Pourtant les habitudes n’ont pas changées : France 2 règne sans partage sur le samedi soir. Y a-t-il quoi que ce soit qui puisse rivaliser avec la chaîne publique à cette heure tardive au milieu de nos précieux weekends ? Mettons de côté le porno de Canal, je suis une fille voyons, et le Saturday Night by Lespaul sur OuiFM. Si la question se posait sur les media en général, je ne me permettrai aucune hésitation ; or il s’agit bien d’images.
 Longtemps j’ai aimé les Zeric, tournés en ridicule grâce aux talents respectifs et successifs du Médiateur


et de ce grand malade.



Il y avait aussi la Ferrari de l’humour



Le duo, sans doute prédestiné par un prénom commun, fonctionnait très bien. Leur complicité était très sympathique à regarder. Zemmour se complaisait dans la théâtralisation de lui-même en cynique d’une droite sociale conservatrice jusqu’alors peu présente à la télévision de masse,



tandis que Naulleau, en intellectuel underground (de gauche mais peu importe) jugeait toute production écrite entrant dans l’arène avec autant de nuance qu’un empereur romain armé de son pouce.



Ah ça pour être testostéroné…
Seulement voilà, toutes les bonnes choses ayant une fin, Monsieur jeux de mots des années 60 a féminisé tout ça…et BING la Pulvar. Bon passons…elle est bien mieux avec ses copines bourgeoises qui s’emmerdent et abordent des sujets bien plus essentiels le midi sur D8.

Non non. Moi, mon kiff c’est la Rousse. A 13 ans j’étais fan de Mylène Farmer, à 27 je préfère une version plus bavarde mais non moins intellectuelle. Elle a trois gosses, nous a laissé penser qu’elle aller accoucher du dernier sur le plateau, a démissionné de l’Education Nationale après un passage en ZUP, s’y connaît en gastronomie et agriculture puisqu’elle est mariée avec une pointure basque, en littérature puisqu’elle est agrégée de lettres moderne, en politique puisqu’elle en a fait…Bref, si elle n’avait pas des tenues vestimentaires et une coiffure douteuses, on pourrait penser que cette femme n’est pas humaine. Elle partage 95% des idées de Zemmour, mais elle les développe et ne montre aucune animosité gratuite, a priori, envers les invités. D’ailleurs, montre-t-elle la moindre animosité tout court ? Elle n’est pas d’accord, souvent, mais elle explique pourquoi elle pense ceci ou cela, respecte les invités, et fait entendre sa voie de la sagesse à côté d’un végétarien enragé qui bouffe des gens tous les samedis…sans doute pour faire oublier son manque terrible de culture et de rigueur intellectuelle. Autant sodomiser les mouches quand on est intellectuellement faible. Violenter des insectes et parler de défense des animaux ? Boarf, une contradiction comme une autre.



A sa décharge, qui n’apparaîtrait pas comme quelqu’un tombant dans la facilité, quoi qu’il dise, à côté de la Rousse ? Zemmour, que l’on qualifie si souvent d’homme brillant, a l’air tellement en dessous de sa successeur. Ah les gonzesses…le misogyne le plus célèbre de France doit bien avoir les boules de s’être fait remplacer par une bonne femme, et en plus de devoir reconnaître qu’elle est, certes moins spectaculaire, mais bien plus intelligente et rigoureuse que lui. Merci la Rousse.

Alors moi qui habite en Allemagne depuis quelques années déjà, il y a bien longtemps que je ne regarde plus la grande messe du samedi soir le samedi soir. Je ne suis plus une étudiante fauchée et sors souvent le weekend. Et donc ? Et bé je regarde plus tard par petits bouts, en semaine, après des journées ennuyeuses et intellectuellement peu stimulantes au travail. Et je m’élève grâce à elle, presque exclusivement grâce à elle. Je m’élève tellement que l’invité politique me divertit. Je n’ai jamais raté un seul numéro de l’émission la plus longue du PAF. Merci la Rousse.

mardi 15 octobre 2013

Raise your standards regarding travel destinations

As a traveler, not constantly but pretty often on the road, I am much more interested in people than in climates, landscapes or architecture. Don’t get me wrong: everything is worth traveling, but people and their culture (habits, food, mentality) is complex to approach and therefore the most interesting part of a trip. After all, this blog is called “rock and volk”. This is why a post from a friend of mine naturally caught my attention when I browsed my Facebook feeds a couple of days ago. Warning about this interesting study “Like all surveys and studies, this one has flaws. However, it does provide some useful insights. That said, the best way to find out how accurate it is, is to go explore these countries and see for yourself.”
Here’s the link:


This graph is the perfect scientific – it’s based on a survey – confirmation of the insights I began to develop since my trip to Argentina (http://rockandvolk.blogspot.fr/2013/09/on-road-edvitam-aeternam.html). This one is an incredibly expensive, sometimes unwelcoming and even unsafe destination compared to other ones. Again, don’t get me wrong, I had a blast there, but I think you can do much better choosing one of the destinations listed above. If you take a better look at this Top 15, you will not only find unusual touristic destinations, like Montenegro or Macedonia, but also common ones: Thailand or Morocco for example. I just wanted to talk about these two ones for I planned to pick them as my next destinations. I’d like to go to Thailand for its amazing beaches and…cheap accommodation, sure, BUT also for its Volk. What I meant here is: you don’t necessarily need to go off the beaten tourist path to find good attitudes of locals towards foreigners. Moroccans are said to be the most generous people ever…well…I’ve heard that 100 times...But I’m French. So, considering our special relationship with Morocco and the high number of French of Moroccan origin, I assume I am not objective. But still, just look at the graph. Anyway, you don’t have to, but I recommend any “real” traveler – interested in culture, (lovely bilingual) people - to go off the touristic beaten path and to fly to MACEDONIA. This picture was taken on a Sunday night in Skopje.


Now let’s have a look at the bottom 5. Hum, no big surprise regarding some of them. As a woman, I am not really dreaming of a trip to Iran or Pakistan anyway. Denmark: checked. I used to deal with Danish customers in my previous job and had the opportunity to learn about their pretty conservative mentality, like no euro, high-level border control…Venezuela, Trinidad and Tobago, Bolivia, Russia, Nigeria: I don’t know about people’s attitude towards foreigners, but I have some idea about the feeling/reality of safety in these countries.


But WAIT! My own country in the bottom 15! I am friendly, speak fluently English, I always help lost tourists finding their way in our capital, and Paris is the city of lights, the capital of fashion, romance and the most touristic destination in the world. Ok, ok…I was playing the surprised innocent girl. Paris is dirty, full of rude people and pickpockets. No…not like in any big cities, much more! How many times did I hear “ohh they hate talking in English. They told me we were in France and supposed to speak French when I asked for some information”? I stopped counting and always prefer to keep my annoyance inside. To me, these things are clichés about French people and I feel like slapping every foreigner telling that to me, but still I take their reports seriously. No matter how confusing the paradox may sound, this is how I feel. If you understand some French, please read this hilarious article from the French equivalent of “The Onion”. Then you know we are aware of how unwelcoming Paris definitely is.


Secondly, I’m in love with Italy, especially because of their food and (similar) beautiful language. No, not even because of the architecture or landscapes. I loved them but beauty of cities and nature can be found anywhere! But hey, Italy is still on that Bottom 5. What I mean by these two examples is that people know they won’t meet a great majority of friendly locals; they run a higher risk to get stolen or ripped off, but still. Paris is the first touristic destination since ages, and Italy remains incredibly popular amongst tourists. Why? In my opinion, there’s always a little voice in many people’s heads saying “you HAVE to go there”. This typical sheep-like attitude is perfectly normal, but please don’t complain! You knew it all about safety, friendliness and money. Once again, beauty is everywhere; don’t take it as an excuse. You picked your destinations because of that little bitchy voice, the same that sometimes tells you to buy the new IPhone.  

Oh, one last thing: did I say "go to Macedonia" ?

Skopje

dimanche 13 octobre 2013

Pourquoi les Français sont-ils des boulets ?

(À LIRE JUSQU’À LA FIN)

Expatriée ou réfugiée ?
En tant que Française expatriée en Allemagne, il y a bien évidemment de nombreuses choses qui me manquent, comme la bouffe ! D’autres me permettent de penser « Boarf. Je suis bien ici », or les Français en font partie. J’entends par là uniquement la partie masculine de la population ; cet article est pour vous mesdames car je suis persuadée que vous partagerez avec moi ces quelques lignes, mais surtout pour vous messieurs. Je précise que techniquement je ne suis pas expatriée puisque j’ai directement eu un contrat local en arrivant. Je suis donc plutôt une Allemande comme les autres, enfin presque…j’ai malheureusement dû supporter mes (vrais) compatriotes mâles pendant bien trop longtemps avant de trouver cette paix entre les sexes.

La rue
L’endroit public par excellence, celui dans lequel vous êtes libres d’aller et venir dans la tenue qui vous convient, du moment que vous évitez la burqa.


Le problème c’est que dans notre pays, une forte proportion d’abrutis vient perturber notre journée. Sachez que dans la réalité ces interpellations impromptues sont mal faites, parfois vulgaires et presque jamais flatteuses. Loin de là. Je ne m’abaisserai pas à faire la liste des phrases ridicules (dans le meilleur des cas) ou blessantes (dans le pire) qui ont été prononcées à mon endroit. Cela est inutile car d’une part j’en ai oublié la moitié (mémoire sélective), d’autre part cela a déjà été fait avec plus de talent.
De la même manière que nous avons le droit d’aller où bon nous semble, vous avez celui de vous exprimer. Cependant la liberté d’expression de certains abrutis s’arrête là où commence la liberté de circulation des femmes. Je ne dis pas les belles femmes, mais bel et bien les femmes. La très girly Bérangère Krief résume bien le constat : vous draguez n’importe quoi du moment que ça a des cheveux. La remarque de la doudoune est très pertinente à ce sujet.
Je vais tout de même tempérer mon propos. Les hommes ont le droit et même le devoir d’aborder les filles puisque, même en 2013, les chances que l’inverse se produise sont trop minimes. Malheureusement siffler, commencer ses phrases par « hey mad’moiselle mad’moiselle » ou encore nous demander l’heure s’avère toujours pathétique ou agaçant, au choix, en fonction de l’humeur de l’instant. Non, les Français ne savent pas draguer, leurs paroles ne sont que dégueulis de machisme primaire et d’agressivité envers nous. L’insulte tarde d’ailleurs rarement à seconder l’ignorance. Oh il ne faut pas blesser les Français dans leur orgueil de mâle, les pauvres, ils ont si peu confiance en eux. Mes propos si péremptoires sont-ils justifiés ? Ces caractéristiques sont-elles si propres aux Français que cela ? Ne sont-elles pas tout bêtement celles des hommes ?

Les autres
Ben euhh oui et non. Toute personne faisant l’effort du premier pas et se prenant un râteau s’en trouve inévitablement blessé dans son orgueil. Chose d’autant plus valable pour les hommes, naturellement fabriqués pour la compétition, la gagne et le résultat. Pourtant rien ne justifie le manque d’estime que bon nombre de Français ont pour les femmes, un manque qui lui-même fonde toute cette agressivité perçue et réelle.


Un putain de sourire sincère, charmeur, enjôleur, peu importe l’adjectif mélioratif, un putain de sourire optimiserait votre rendement bande de losers ! Alors je vous le dis, aussi étonnant que cela puisse paraître : OUI les autres sont mieux. Les Allemands sont pétris de respect envers les femmes (à observer le comportement des Allemandes on comprend pourquoi ils marchent droit), ce qui les rend incroyablement craquants et classes dans leur timidité. Les Italiens savent draguer, ils ont la tchatche avec leur sourire sincère greffé au visage. Ce sourire qui dit « je suis juste content de te parler » et pas le vôtre (quand il y en a un) qui dit « je veux pécho à tout prix et ma fausse sympathie à ton égard est purement stratégique ». Les Israéliens, mes préférés, s’intéressent à leur interlocutrice, posent des questions. Ils ne font pas semblant pour atteindre leur but (non, ça c’est vous), la curiosité envers les gens qu’ils rencontrent fait partie de leur culture. Mais bon, on ne s’intéresse pas à quelqu’un qu’on méprise, donc oubliez, vous n’y arriverez jamais non plus.
Bon, bon, je tempère mes propos pour la deuxième fois. Il y a pire, y compris au sein de cultures relativement proches : les Latinos. Mes cauchemars : plus agressifs, plus faux-culs, plus antipathiques, plus de décibels dans les sifflets et plus mal rasés que les Français. Cerise sur le gâteau : ils peuvent vous embrasser de force, et mal, toujours. 4 kilomètres de langue pour nous étouffer, parce qu’ils sont virils, donc ils prennent tout l’espace, normal. Là encore, on reste dans l’ordre du subjectif : bien des femmes aiment se faire violenter et je respecte tous vos délires mesdames.
Le problème vient sans doute de moi. Oui, je suis douée en orthographe.


Les Français vus de l’étranger
Non, vous n’êtes pas d’irrésistibles Frenchies. La seule raison pour laquelle les Américaines (car ce sont elles qu’on entend le plus à ce sujet) aiment se faire aborder dans les rues de Paris relève de l’exotisme. Elles aiment la mélodie de notre langue (vous avez bien de la chance, vous n’y êtes pour rien) et surtout elles se sentent moins transparentes que dans leur pays où leurs mâles, par peur de se retrouver en taule pour viol, osent à peine les regarder dans les lieux publics. Certes les femmes françaises ont bien trop appris à baisser les yeux et fermer leur gueule (cf. première vidéo de cet article), mais d’autres ont bien trop appris à castrer leurs compatriotes. Cela n’empêche pas la culture américaine de véhiculer du machisme à outrance et une image de la femme ultra dégradante car fondée sur une imagerie ultra superficielle, empreinte de pornographie. En revanche, le superficiel omniprésent a au moins le mérite de faire des hommes les autres victimes. Il n’y a pas de raison que seules les femmes se doivent d’être parfaites. Pas belles ni charmantes, mais parfaites hein. Et bien en Amérique, cela s’applique également aux hommes ; et grâce à cette culture avilissante, les mecs se doivent d’être gaulés.


Allez, sans rancune. La pseudo-paix entre les sexes en Allemagne que j’évoque au début de cet article n’est que le résultat de Monsieurs psychologiquement émasculés et de Madames mentalement testostéronées. Ici la spontanéité est trop rare, l’alcool est trop nécessaire pour que chacun enlève le balai qu’il a dans le cul…et comme je ne suis pas alcoolique, très peu pour moi. Je suis franco-française et si vous êtes bien pourris, alors je le suis autant que vous. Je le jure, je me marierai (plutôt crever) mettrai en ménage/reproduirai avec un compatriote. (JE VOUS AVAIS DIT DE LIRE JUSQU’À LA FIN)




samedi 12 octobre 2013

The Place beyond the Pines - Review

This movie is not a masterpiece, but it’s really worth to see and I am going to tell you why I highly recommend it. It deserves a short (yeahhh that’s the paradox) and frank personal review in this blog.

The Place beyond the Pines: the whole story in a metaphoric title
The graceful extreme sadness of this movie is already implied in the title. “The place beyond the pines” is the approximate translation from the poetic Mohawk name given to the city where the movie takes place: Schenectady. This city in economic downturn is in itself a good allegory. As the American dream turned into a nightmare in the home of General Electric with a promising manufacturing industry, each character sees his life unexpectedly changing in a bad way through different circumstances. A motorbike performer turns into a bank robber because he appears to have a son now. An honest low-ranking officer turns into a hero (murderer?) because he’s doing his job too well.
Many scenes take place in beautiful dark forests. What is there beyond those beautiful pines? Always shadow: our dark sides, the dark side of life, and those things you can’t control, like your past and where you come from. Life and death.


An amazing emotional long drama
First word that comes to my mind when I think of that one: length. But 140 minutes for a pretty simple plot, that may sound like a boring long movie. Forget about that! You don’t see time is going by while watching The Place beyond the Pines since that length is justified.
Let me tell you first what reasons made me pick that one in my plane from CDG to JFK (see my previous article called “on the road edvitam aeternam”). If I remember well, I had to choose between – amongst others - Monsters University and The Great Gasby, which I saw displayed on 85% of the screens. This is just the expected result of the overwhelming promotion which began to piss me off at the Cannes festival PLUS I don’t have much sympathy for DiCaprio. Don’t ask me why, this is an absolute arbitrary judgment. So, why the hell wasn’t I part of the majority? I came across the soundtrack before flying, that’s it. Of course I mean the trailer, not the mere soundtrack, but I couldn’t remember anything from the trailer, only from that beautiful music that lets you know the movie is supposed to make you wipe away a tear. Here you go:


Hearing that, you also know from the beginning this is that kind of well...long and emotional movie.
The second reason is easy: bankable sex-symbols.


Obviously it’s a matter of taste, but I am pretty into Ryan Gosling and Bradley Cooper, more into the latter by the way. This is why I actually spent almost the whole first part of the movie waiting for his appearance. Don’t get me wrong, I love and definitely recognize Gosling’s great charisma and Eva Mendez’ acting, but I was waiting for the action to become more dramatic. I haven’t read the synopsis before so I wasn’t waiting for Luke’s death, but the story of a young man doing spectacular bank robberies to provide for his young family was not as fascinating as the rest in the end. And I had this feeling. When “the rest” finally appears along with Avery, I began to very much enjoy my time watching this movie.


Derek Cianfrance took the time to show the consequences of Avery’s act of bravery, how this low-ranked police officer becomes a hero for a whole nation and how this turns into a conflict with Avery’s inner deep guilt. This is a very original movie about paternity: a young man ready to do anything for a son he’s not raising, a policeman’s guilt mainly focused on his common point with the victim: they both have a son of the same age.

Offspring
Then, both grow up and go to the same high school. AJ (Avery’s son) befriends Jason (Luke’s) son and has a very bad influence on this shy, quiet teenage boy. Both don’t know about their fathers’ common past, but continue to hang out with each other in spite of Avery’s strong command to his son to stay away from Jason. When Jason accidentally finds out about the identity of his friends’ father, they both get into a fight which leaves the poor Luke unconscious. Seeking for revenge, the psychology of the character is wonderfully depicted by the director, hence the length. As his father, not a bad person either, was “forced” by the circumstances of life to do something bad (remember that scene where he vomits in the truck after his robbery), this innocent looking teenage boy has the chance to have great parents. Old Eva Mendes struggling to raise her son is incredibly touching, especially at the court. In spite of all her efforts, we see how this young victim – he grew up without his biological father, got involved into drug possession and beaten up by the evil Jason – turns bad himself. The scene when he picks up the gun is very critical in that sense. I would like to take the occasion to stress Dane DeHaan’s amazing performance. I saw him in the trailer of Metallica: Through the Never today and I am glad he plays in this other movie I’d like to see!



All about fathers and sons

In conclusion, I loved this movie for its grace, its soundtrack (very important point to me, look, Pulp Fiction…) and its original depiction of complex relationship between fathers and sons, especially of the legacy (of sins). After all, AJ harms Jason as Avery harmed/killed Luke. After all, the close-up on AJ applauding after his father’s speech is one of the most meaningful scenes of the movie. It shows how proud he is of his father, with the hope of a legacy of goodness (instead of sins). After all, the film ends up on the legacy of Luke’s main skill (to be continued!) and wish to drive his own life alone through the purchase of a motorbike…