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mercredi 14 mars 2018

Pense à elle


















Pense à ce regain tout l’hiver,
Lui qui te semble sans fin.
Pense au vert,
À la nature telle un couffin.
Elle reviendra pour t’y bercer :
Et au bout du tunnel obscur et froid
Une lumière commencera à percer
Et la vie se dorera si le soleil se fait roi.

Souviens-toi de la première journée de printemps.
Le nouveau soleil réchauffe les cœurs,
Adieu celui qui glaçait les corps combattant,
Lui, console de l’hiver en douceur.

Souviens-toi de la première journée de printemps.
Les sourires envahissent les rues,
Éclairent des visages encore blancs,
Les gaietés sont revenues.

Souviens-toi de la première journée de printemps.
Les hommes perdent leurs feuilles,
Les arbres retrouvent leurs vêtements,
Les uns au chant des cigales, les autres à la course des écureuils.

Souviens-toi de la première journée de printemps.
Tu crois tomber amoureux d’une femme,
Mais l’aurais-tu seulement remarquée l’hiver durant,
Quand la saison triste endolorissait tous les charmes ?

Souviens-toi de la première journée de printemps.
Elle clôt la saison morbide,
Son astre brille tendrement
Avant que sa chaleur ne se fasse torride.

Souviens-toi de la première journée de printemps.
La passion estivale se laisse à peine entrevoir
Rien ne t’écrase en cet instant,
Alors souviens-toi de cette légèreté de l’espoir.

samedi 10 mars 2018

Si aujourd’hui j’ai envie de te parler de Paris



Si aujourd’hui j’ai envie de te parler de Paris,
Rapproche-toi et ne me regarde surtout pas.
La Province la considère avec méfiance et envie
Car au rythme de ses fourmis qui marchent au pas
Bat une ville et ses alentours, pouls de tout un pays.
Les régions ont leur caractère et Paris est un appât
Pour que morde le Provincial qui réussit.
Des illusions perdues le poussent vers le trépas
Et s’il reste, de cynisme son avidité grandit.
Sa tête est grosse, son âme est mince, mais il ne le voit pas.
Il est à Paris et ici, tous les cœurs sont gris.

Si aujourd’hui j’ai envie de te parler de Paris,
Viens près de moi et songe comme j’en suis parti.
On y rentre en pensant que tout est à prendre,
Mais elle vous avale en sachant que tout est à vendre.
L’argent s’infiltre dans les moindres recoins de l’esprit,
Les pieds écrasent en silence la misère dans son cri.
Alors si tu résistes aux inhumains méandres
D’une capitale qui vole l’équilibre sans le rendre,
Quitte-la avant qu’elle ne fasse de toi un citadin aigri !
J’ai quitté Paris car là-bas, les Hommes sont des rats qui jamais ne sourient.



dimanche 28 janvier 2018

Roh la barbe !


La barbe du hipster, la barbe du feignant, la barbe du salafiste

Le salafiste se cache dans sa barbe pour se montrer islamiste

L’islamiste se montre sans barbe pour cacher qu’il est terroriste

Le terroriste se plonge dans la taqîya pour couler le capitaliste

Le capitaliste se radicalise pour détruire le djihadiste

Le djihadiste se ramène pour narguer le droits-de-l'hommiste

Le droits-de-l'hommiste se vante pour jouer à l’humaniste

L’humaniste se plante pour emprisonner l’intégriste

L’intégriste se pavane pour marabouter le récidiviste

Le récidiviste se rase pour cacher qu’il est terroriste

Le terroriste se ceinture pour buter le capitaliste

Le capitaliste se meurt pour avoir écouté l’islamo-gauchiste

Le gauchiste se marmonne dans sa barbe pour se convaincre d’être humaniste

L’humaniste se targue de nous barber pour se croire spécialiste

Le spécialiste se montre pour se persuader spécialiste du terroriste



Le terroriste se marre dans sa barbe pour tuer à nouveau
le hipster, le feignant et même le musulman

Roh la barbe ces bien-pensants !

dimanche 3 décembre 2017

L'Homme Blanc


On ne parle que de toi,
Sans arrêt, sur la toile.

Tu serais dominateur,
Toujours colonisateur.

Le pouvoir, objet de foi,
Sillonne dans ta moelle.

L'instinct seul te limite.
La morale est ignorée.

Aux femelles tu fais peur,
Narguant leur vile pudeur.

Ton horrible conduite
Sera un jour balancée.

On te saura prédateur,
Ignoble porc agresseur.



Certains masques sont tombés,
Des Tartuffes démasqués
Se disaient féministes
Et parfois socialistes.

D'une marche à Washington,
Il restera un dégoût,
Car les actes résonnent
Et des mots viennent à bout.

La mort subie des puissants,
Tous ces griefs incessants
Paraissent impudiques,
Mais surtout bénéfiques.



De ces brebis galeuses
Tu ressors pourtant blanchi.

La foule silencieuse
Du soupçon est affranchie.

Grâce à un prédicateur,
L’évidence est rappelée :

L’Homme Blanc est imparfait,
Le musulman est mâle

Menaçant ma liberté,
Ma vie occidentale.

Femme, défends l’Occident !
Résiste pour l’Homme Blanc !

mercredi 29 novembre 2017

Le marché aux moutons


Dans sa belle démesure
Le grand peuple germanique
A greffé à sa culture
Une idée frigorifique

Couleurs gaies sur climat triste
Faux chalets en contreplaqué
La fête des altruistes
Arrive comme l’an passé

Odeur tenace de vin chaud
Jouets en bois made in China
Séduisent les Occidentaux
Si proches de leur nirvana

De nos nuits interminables
Il a un jour fallu sortir
D’une naissance croyable
La Lumière devait jaillir

Cette fin de calendrier
Sonne le début de l’enfer
La retenue est décriée
Au royaume du grégaire

Parez sapins, rues et maisons
Dépensez, mangez, souriez
Mettez-vous tous au diapason
Des sans-abris ayez pitié

Oui, Noel est si magique
Elle nous rend solidaires
Et à peine hystériques
Sous l’injonction populaire

Dans ce joyeux stress collectif
Nous détestons ces salopards
Qui devenus trop dépressifs
Mettent nos métros en retard