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mardi 13 mai 2025

La Toussaint 2024 à la Saline royale d'Arc-et-Senans

 La Saline royale d’Arc-et-Senans est restée bien trop longtemps dans ma « to-do list » des sites à visiter en Bourgogne Franche-Comté. Il a fallu attendre un jour de la Toussaint densément brumeux de 2024 pour nous rendre sur ce site emblématique du Jura – même s’il se trouve officiellement dans le département du Doubs.


Comme l’indique son nom, la Saline royale est une ancienne usine de production du sel – grande richesse des sols de Franche-Comté. J’ai appris cela au gré de mes randonnées dans le 39. Construite à la fin du XVIIIe siècle, elle restera en activité jusqu’en 1895 et est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La saline abrite un musée passionnant qui retrace l’histoire du sel, mais également un hôtel.


Elle est surtout devenue un centre culturel de rencontre, avec concerts et expositions. C’est d’ailleurs avant tout pour voir l’oeuvre du photographe animalier Vincent Munier que j’ai choisi cette période pour visiter ce site d’exception.


En dehors des bâtiments en demi-cercle à l’architecture classique imposante, les immenses jardins sont à ne pas manquer. La visite prend au moins autant de temps que l’intérieur. Évidemment, ce n’était pas la meilleure saison, encore moins la météo idéale, mais la promenade m’a enchantée. Et au moins, il n’a pas plu !


Retour en images sur une excursion de maximum 3h – c'est déjà beaucoup, après on s'ennuie ! – que je vous recommande chaudement si vous passez dans le coin.


Bâtiment des gardes et entrée du site


« À l’affût » : nom de l’exposition consacrée
au travail époustouflant de Vincent Munier


J’aurais pu prendre
les trois quarts des clichés
tant ils sont tous incroyables.


Maison du directeur,
bâtiment phare du demi-cercle,
avec son musée sur l’histoire du sel
au rez-de-chaussée et
son exposition temporaire du 1er


Le jardin du temps


Les couturières


Travail d’imagination
sur la beauté de ce
petit lopin au printemps


Très joli endroit pour pique-niquer


Nouvel univers à quelques pas de distance


Vue de l’arrière : écuries au centre,
entre les bernes est et ouest


N’est-ce pas mignon ?


Enfant, j’aurais adoré me poser ici
pendant des heures.


Là encore, travail d’imagination
sur la beauté de la flore
à une autre saison


De droite à gauche : maison du directeur,
berne ouest, commis et berniers ouest


De gauche à droite : berne est, gabelle,
berniers est et maréchalerie

mercredi 4 septembre 2024

Assomption des Echelles de la mort


Et le lendemain de cette balade à Talant, direction le Doubs pour un 15 août dans ce qu’on appelle le Jura horloger, plus précisément autour du site mythique des Echelles de la mort. Grimper des échelles de la mort le jour de la résuréction de Marie, ça a de la gueule. Je ne connaissais qu’une fille du petit groupe avec qui j’allais passer ces deux jours, et je suis rentrée avec l’envie de revoir ces gens. Beaucoup de rigolade donc, en plus d’une météo clémente et d’un lieu absolument sublime.

Le premier jour, nous avons torché en à peine 3h30 une randonnée autour des Echelles de la mort. Ne vous fiez pas à son nom effrayant ! Ces échelles aujourd’hui parfaitement stables et solides tiennent leur nom de leurs ancêtres : des échelles vacillantes en bois construites par les contrebandiers qui risquaient leur vie pour passer la frontière suisse, et faire leurs petites affaires.

Plus largement, la vallée du Doubs, très enclavée, suscitait une grande peur et était surnommée la « Vallée de la mort ». Mais nous allons voir que la beauté du lieu est à la hauteur des légendes qu’il abrite. Suivez-moi sur les traces des contrebandiers !


Première photo après la montée de démarrage,
depuis le belvédère de la Cendrée.


La boucle saisissante du Doubs.


Toujours sur le chemin de la contrebande franco-suisse,
une cabane de douaniers.


Après la redescente, au bord du Doubs.


Près du barrage du Refrain,
non loin du site où nous avons pique-niqué.


Admirez le contraste entre le bleu du Doubs
 et la mousse de forêt.


Quel plaisir de longer le Doubs à mi-parcours.


De la belle mousse sur les gros cailloux.


Aperçu du redoutable pont de singe
à trois brins qui nous attend le lendemain.


Aperçu d’une passerelle cette fois-ci.
La hauteur est impressionnante, et impossible
de ne pas voir le vide puisqu’il faut bien
regarder ses pieds lors de la traversée !


La forêt du Doubs est sublime.


Et ces gorges du Doubs
sont littéralement à couper le souffle.

La forêt du Jura : des sapins à perte de vue !

Les magnifiques falaises.

Le surnom de « Vallée de la Mort » prend tout son sens.


Le lendemain, et après une nuit trop courte pour cause d’apéro, de barbecue et de pontarlier (!!!), on se fait la via ferrata desEchelles de la mort.

Bon, les pires sensations sont sans conteste celles qu’on ressent à l’estomac pendant les dix minutes de mauvaise route pour arriver au départ de la via ferrata. Même si je pratique l’escalade, j’avoue n’avoir jamais testé cette activité. Nous avons pris un guide que je recommande vivement. Cette via est notée « assez difficile » et c’est vrai que le début est très fatigant. Il faut toujours rester concentré sur ses gestes, notamment pour le changement de mousquetons. C’est très sportif et personnellement, je n’ai pas eu le temps de penser à profiter de la vue sur les gorges du Doubs. J’ai plutôt découvert la beauté du site au moment de l’envoi des photos par une copine.


Je la remercie d’ailleurs
 pour ses nombreux clichés de qualité.

Spécificité de cette via ferrata :
une tyrolienne à la fin !
C’est chose rare,
et au moins on débranche le cerveau !


Comme je ne suis pas douée,
 j’ai tapé violemment mon genou contre la falaise
au moment de reprendre après une pause. Youhouu !


Et sur le chemin du retour, à l'entrée du village de Beaulieu, surpriiiiise : bloqués pendant une bonne heure pour cause de Tour de France féminin. Décidément, pour quelqu'un qui n'a jamais vu le Tour de France de sa vie, je tape direct un doublé en 2024. D'ailleurs, une étape dans un village de montagne est tellement plus agréable à regarder qu'en ville, où tous les courreurs sont en bloc ultra rapide.


Sur ce, vive le Doubs, putain !

dimanche 25 août 2024

Cirque de Baume-les-Messieurs - 14 avril 2024

Après avoir aperçu le Mont-Blanc depuis les hauteurs de Dijon, v'là-t'y pas qu’on décide, le lendemain même, de randonner autour de Baume-les-Messieurs. Nous sommes le dimanche 14 avril 2024, et le thermomètre affiche 26 °C pour mieux nous berner. Avec le recul, c’est comme si cette unique journée estivale de printemps cachait les longs mois pluvieux qui allaient suivre jusqu’en juillet.

Bref, cette randonnée est sans conteste l’une des plus splendides de la région Bourgogne Franche-Comté. Et pour cause, le village jurassien de Baume-les-Messieurs est classé parmi les plus beaux de France. Les images parlent d’elles-mêmes.

Le parcours de la randonnée disponible ici est absolument parfait : description claire et précise – fait rarissime pendant une rando : pas un seul doute sur l’itinéraire à suivre ne nous a effleuré l’esprit  –, panorama varié et à couper le souffle ; et last but not least : tout le dénivelé positif de cette randonnée de difficulté moyenne se trouve au démarrage. Physiquement et mentalement, mieux vaut ça que l’inverse. On grimpe pendant une petite demi-heure pour arriver tout en haut de la falaise ; c’est raide, un peu technique et on transpire bien, mais arrivé en haut, tous ces efforts se voient largement récompensés par la vue sur le cirque de Baume-les-Messieurs.


Le village est niché au milieu de trois reculées,
caractéristiques des paysages du Jura.


Vieux pont sur la Seille.


Charmantes maisons en pierre.


Des haies parfaitement taillées :
on est l’un des plus beaux villages de France
ou on ne l’est pas.


A droite, l’abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs,
l’une des plus importantes de Franche-Comté jusqu’au XVIe siècle.


Après l’effort, le réconfort.
Les échelles de Sermu sont passées,
prenons-en plein la vue !


Belvédère des Roches de Baume.
Le parcours longe le cirque.


Voici le Dard, affluent de la Seille.
Il naît dans les grottes de Baume.
La visite (non effectuée par flemme) vaut le détour.


De l’intérêt d’admirer des cours d’eau en avril.


On se rapproche du seul et unique détour
dans ce tour du cirque de Baume.


Les escaliers empruntés glissent,
mais suivons le Dard.


Et ça valait le coup,
voici la magnifique cascade des Tufs !!

Sans le contre-jour.
L’entrée pour la grotte de Baume est juste à côté.


Le problème de cette cascade, aussi belle soit-elle, c’est qu’il fallait descendre pour l’admirer. Selon toute logique, il est temps de remonter – un peu raide, mais pas autant et surtout moins longue qu’au début – pour reprendre le tour du cirque.


Et c’est ainsi qu’on arrive au
belvédère de la Croix de Suchot.


Et dire qu’on la voyait si petite
et si éloignée depuis le village.


Et on entame la descente ; plutôt cool.


Joli point de vue sur l’une des reculées.


Et le charme du village finit de nous attendrir
avant de rejoindre la voiture.


Je pense qu’il faut prévoir deux sorties Baume-les-Messieurs : une « nature » - la randonnée décrite ici – et une autre « patrimoine » pour rester en bas et passer du temps dans 


l’abbaye assez importante
dont on ne voit qu’une petite partie ici.

Le simple fait de parcourir à nouveau mes clichés
me fait sentir l’odeur des lilas post-rando.


Le printemps ou la saison idéale :
les arbres sont en fleurs
et l’herbe éclate de son plus beau vert.


Un peu de Seille, de roche et de pierre,
histoire d'imprimer dans nos esprits ce tableau bucolique
avant de partir pour de bon.


Et nous ne sommes pas prêts d’oublier cette randonnée absolument magnifique. Le Jura et son charme. Le Jura sous-coté. Le Jura à explorer sous tous ses angles de montagne ancienne et verdoyante, encore et encore. Impossible de s’en lasser.

PS : le lac de Chalain, avec son bleu incroyable, se situe à vingt-cinq minutes de Baume-les-Messieurs !