lundi 7 août 2023

Un bretzel et ça repart !

Je ne reviendrai pas en détail sur les obscures raisons qui expliquent la réservation d’un billet de train Strasbourg-Nantes au lieu d’un Dijon-Nantes, celles-ci ont déjà été évoquées dans mon dernier article. Une chose est sûre : les heures de départ et d’arrivée m’ont obligée à passer une nuit à Strasbourg, car oui, payer deux nuits d’hôtel revenait moins cher que changer des billets de train pour le weekend du 14 juillet. Qu’à cela ne tienne, j’ai pu visiter la capitale alsacienne le 17 juillet avant de rendre la chambre et de prendre mon train direction home sweet home.

Mais un petit flash-back s’impose dans un premier temps. En effet, j’ai déjà eu l’occasion de découvrir brièvement Stras’ en avril dernier, à l’occasion d’un entretien dans le quartier de l’Orangerie. Le parc m’a enchantée.


Œil d’Orangerie.


Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque, en levant la tête, j’ai vu…des CIGOGNES !! Le symbole de l’Alsace vit en plein Strasbourg.


Revenons-en au 17 juillet. J’avais prévu le coup et réservé un hôtel rue du Fossé-des-Tanneurs, un emplacement très central et à deux pas de La Petite France. En cette matinée de juillet, j’ai également profité du soleil avant qu’il ne chauffe trop le bitume et ne rende la moindre balade urbaine trop pénible. L’Ill, des maisons à colombage, des beaux bâtiments et un ciel bleu. Que demande le peuple ?


Le pont Kuss, doux comme un bisou.


Des vélos partout qui frôlent les piétons à vive allure et beaucoup de vert, Strasbourg est bel et bien allemande de cœur.



Palais de Justice et église catholique Saint-Pierre-le-Jeune avec son imposante coupole.


La célèbre place Kléber.


Église (cette fois-ci) protestante Saint-Pierre-le-Jeune.

Les bonnes adresses à Strasbourg…


Et on termine en beauté cette visite éclair de la capitale de l’Europe avec son quartier le plus typique, charmant et irrésistible : La Petite France, bien évidemment !


Une péniche vide, signe que la balade sur la terre ferme fut des plus tranquilles pour moi.

Le grand groupe de touristes à droite était le seul présent sur les lieux.

Véritable cliché de carte postale : les maisons à colombage au bord de l’Ill.

Et la verdure en abondance, car n’oublions pas que l’Alsace et la Moselle ont été bien plus longtemps allemandes que françaises.


Le barrage Vauban.

La Commanderie Saint-Jean de Strasbourg.

Les célèbres tours des ponts couverts.

Sur le chemin de la gare : église protestante Saint-Pierre-le-Vieux.


Bon, on reviendra peut-être faire un peu de tourisme à Stras’ car j’ai pris d’autres billets de train au départ de cette ville dans laquelle je devais emménager. Affaire à suivre, donc.

mardi 1 août 2023

Parenthèse de fraîcheur en Bretagne

À l’heure où j’écris ces lignes, les températures ont chuté dans toute la France et celles de la Côte d’Or ne devraient pas dépasser les 25°C début août. Dieu soit loué, car le mois qui vient de s’écouler a été celui de tous les records de chaleur. C’est donc avec joie que j’ai pu me rafraîchir en Bretagne le temps du weekend du 14 juillet, en compagnie de la Bande à Dipur. Lors de ma traversée horizontale de la France en train, j’ai bien vu que la Champagne était cramée tandis que la nature avait l’air de mieux respirer au fur et à mesure que nous avancions vers l’Ouest. Bref, j’arrive à Nantes – gare spacieuse et bien agencée, soit dit en passant, – et il ne me reste plus qu’une heure de TER direction Pornichet.

À peine ai-je retrouvé mes potes sur la plage qui se confond avec l’immense – l’une des plus longues d’Europe – et affreuse (!!) plage de La Baule que ça se jette à l’eau. Non pas que celle-ci était trop froide, je m’attendais à pire en Bretagne, mais entre les vagues – drapeau orange tout de même – et surtout les algues aussi nauséabondes que denses, j’ai rapidement fait demi-tour pour échapper à la sensation de leur ferme étreinte jusqu’à mes genoux. Pas étonnant que la baignade ait été interdite en Loire Atlantique depuis !

Le lendemain, petite balade le long de la côte, de Pornichet à la charmante station balnéaire de Saint-Marc-sur-Mer, dans la commune de Saint-Nazaire. Pour ceux qui connaissent le film de Jacques Tati « Les Vacances de Monsieur Hulot », sachez qu’il a été tourné ici. Nous avons d’ailleurs fait demi-tour au niveau de la statue de Monsieur Hulot contemplant l’océan. La côte est sauvage et je recommande fortement cet endroit, même si le reste de la Loire Atlantique peut faire peur : en plus de l’immense plage de La Baule défigurée par les ensembles hôteliers évoquée plus haut, le trajet en train de Nantes à Pornichet passe tout de même par la raffinerie de Donges et ses douces effluves avant de traverser la ville ultra-industrielle de Saint-Nazaire. Bref, très jolie surprise offerte par la Bretagne historique.





Le 15 juillet – à ma grande déception, nous n’avons pas vu le feu d’artifice du 14 de Pornichet –, direction Nantes pour rentrer au bercail. Déjà. Et pas tout à fait au bercail puisque, suite à un déménagement prévu puis définitivement annulé dans la ville de Strasbourg, la capitale alsacienne a été mon point de départ et d’arrivée pour ma traversée de la France. La visite de cette ville absolument charmante sera chroniquée dans le prochain article. En attendant, on visite Nantes vite fait, après avoir subi et assisté à beaucoup de mendicité limite agressive en pleine journée. Nantes est fidèle à sa réputation de merde et je ne compte certainement pas retourner dans cette ville pourrie par ses clodos peu rassurants. J’insiste sur l’expression « pourrie par », car le peu que j’en ai vu rappelle la gloire passée de la véritable capitale de la Bretagne.


Douves du château des Ducs de Bretagne, à deux pas de la gare.


Dans le cadre du Voyage à Nantes estival, nous avons pu admirer quelques statues sur notre chemin.


« Allégorie de Nantes » devant le château.

« European Thousand-Arms Classical Sculpture » rue d’Orléans (rue commerçante). Copies de plusieurs statues classiques, dont une statue grecque d’Athéna à l’avant, dans une imitation des statues hindoues aux bras multiples.

« Pacific » ou la défiguration de la fontaine de la place Royale.

Place à ce que j’ai préféré parmi le peu de monuments nantais observés : le majestueux Passage Pommeraye.


Vue d’en bas en entrant.

La femme-tronc ?

Vue d’en haut, encore plus belle.


Pour finir, nous avons déjeuné aux Fils à maman. N’y allez pas, ce concept présent dans plusieurs villes – dont la mienne – est une grosse arnaque uniquement fondée sur la nostalgie. Ce sentiment pas néfaste en soi,  permet cependant à des créations médiocres de fonctionner, à l’instar de producteurs de spectacles ou de restaurateurs. Les plats sont terriblement fades et le rapport qualité-prix aussi mauvais que le service.


Heureusement qu’on a pu s’occuper… 

En tout cas, merci Nantes pour l'averse d'une minute montre en main et pour le soleil agrémenté de vent qui a suivi. Et si la Bretagne et sa fraîcheur estivale étaient en passe de devenir le nouvel eldorado d'une France en proie au déréglement climatique ?