Affichage des articles dont le libellé est #carnaval. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est #carnaval. Afficher tous les articles

dimanche 7 juillet 2024

Düsseldorf Helau!

Si vous l’ignoriez, sachez que les Allemands sont très superstitieux – ohhh que oui…

Si vous l’ignoriez, sachez que les traditions sont incontournables en Allemagne. Bon nombre d’entre elles sont certes chrétiennes, mais tirent leur origine bien avant le christianisme puisqu’elles étaient liées à des croyances païennes – à l’instar des feux de Pâques ou Osterfeuer en Allemagne du Nord allumés au début du printemps afin de chasser l’obscurité de l’hiver. Il en va de même pour le carnaval.

Si vous l’ignoriez, sachez que le carnaval rhénan est sacré, notamment celui de Düsseldorf. L’idée est simple : on se déguise, on boit beaucoup d’alcool, et on assiste au défilé du Lundi des Roses ou Rosenmontagszug. Dans la capitale du land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme dans tous les carnavals allemands, la satire politique est de mise. On peut y voir une preuve que les origines païennes des carnavals rhénans remontent aux Saturnales de l’Antiquité romaine.

La minute culture est terminée. Retour en images sur cette escapade de quelques jours avec des amis allemands – car oui, j’ai vécu trop longtemps en Allemagne pour apprécier les fêtes dans des lieux publics en France.


Comme toutes les villes de la NRW - (Nordrhein-Westfalen),
Düsseldorf est vraiment laide.
Seule la promenade du Rhin vaut le coup.

Avec des grands ponts pour traverser le fleuve à haut débit ! 


Un poumon vert de la ville pour un bon bol d’air frais
un lendemain de fête.

Et c’est parti pour des heures de défilé sur la Königsallee. Que le Rosenmontagszug commence !



Bien évidemment, au rythme des Schlager – ces chansons allemandes ringardes mais présentes dans toutes les fêtes populaires. Les habitants de Hambourg en connaissent les ravages puisque c’est là-bas qu’a lieu chaque année le Schlagermove.



Toutes les techniques sont bonnes pour récolter un maximum de friandises.



La plupart des chars expriment un message social ou politique. Ici on peut lire : « Arrêtez de vous attaquer à nos forces d’intervention ! »



A Düsseldorf, on salue par un « Helau » pendant le carnaval.



Les princes ou le déguisement le plus porté lors du carnaval de Düsseldorf.



La caricature, un classique de la fête. Ici, jeu de mot à partir
du prénom du chancelier allemand, « hohle » signifiant « creux ».

Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai appris que l’Euro 2024 aura lieu en Allemagne…



La caricature va parfois très loin. L’image la plus choquante –
et commentée parmi la foule – du défilé !


Mon image préférée. Tout est dit.


Dénonciation des médias qui ne parlent que de la guerre tandis que
2023 a été « l’année la plus chaude jamais enregistrée » !


Encore lui. Encore la guerre en Ukraine, dont les Allemands,
pour des raisons évidentes, se préoccupent encore plus que nous.


Les vrais héros de toutes les Saint-Sylvestre et plus généralement de toutes les fêtes sur des lieux publics en Allemagne. Merci à eux pour la deutsche Qualität !!



Füchschen Alt : la bière de Düsseldorf. 
Trop amère à mon goût.

Düsseldorf comptant la plus grande communauté japonaise d’Europe
après Paris et Londres, impossible de repartir sans se faire un bon Jap.
Recommandation pour des ramens à tomber : Tokyo Ramen Takeichi.


Et des petits moshis en dessert.


Dans l’ensemble, c’était pourri – décidément, j’ai unproblème avec la région rhénane ! – et j’avais une grosse crève. Mais ça faisait de bien de faire la fête au milieu de ce peuple de fêtards et de manger dans un super restaurant japonais pour finir 😊

mercredi 5 juillet 2023

Cologne - octobre 2022

Les circonstances de mon séjour dans la plus grande ville du NRW – Nordrhein-Westfalen –, comme on dit en Allemagne, sont expliquées dans ma dernière chronique. Et je le répète : j’ai détesté mon séjour. La ville n’est pas belle, mais je m’y attendais. Les gens sont très chaleureux par rapport aux Allemands du Nord, qui sont ma référence germanique puisque j’y ai vécu pendant neuf longues années. Je m’y attendais aussi. En revanche, je m’attendais moins à avoir un temps aussi pourri, même en octobre, et à me prendre 60€ d’amende dans les transports le dernier jour…parce que je n’avais pas acheté le bon billet. J’étais de passage, j’étais de bonne foi, ce gros c** de contrôleur l’a très bien compris. Ça ne l’a pas empêché de me mettre la première amende DE MA VIE pour titre de transport manquant. Autant vous dire qu’après ça, je ne suis pas prête de remettre les pieds dans cette ville de merde. J’ai jeté un sort au fils de p*** qui m’a achevée, et je reste persuadée que l’injustice dont il a fait preuve à mon égard lui coûtera plus de 60€. Bref, croire en mes pouvoirs est mon seul réconfort ; laissez-le-moi.

Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, j’ai eu des problèmes de batterie pendant la plus belle journée de mon séjour. Les photos sont donc peu nombreuses et il faudra me croire sur parole.

Le lendemain du concert décevant, j’ai entrepris une randonnée dans Cologne tout aussi décevante. Petite précision : on peut faire de bonnes balades/randos en pleine nature sans sortir des grandes villes allemandes, tant leurs parcs urbains sont étendus et sauvages. Après des heures de recherche sur komoot, mon choix s’est porté pour un joli parcours non loin de mon AirBnB : « Wildpark Dünnwald – Höhenfelder See boucle au départ de Köln-Dellbrück ». J’ai sciemment ignoré les avertissements de l’application selon lesquels l’itinéraire risquait d’être bloqué pour cause de coupe d’arbres et autres travaux d’entretien de la forêt. Et ça n’a pas loupé : j’ai dû effectuer un tiers de la boucle, grosso modo. Quand on a la poisse, on l’a jusqu’au bout.

En attendant voici quelques clichés pris en début de parcours, avant que mon portable ne me lâche. J’ai tout de même terminé brillamment ma randonnée en m’orientant grâce aux panneaux. Une première pour moi !

 




Ensuite, je suis allée au Wildpark Dünnwald, une réserve d’animaux absolument sans intérêt, puisqu’il n’y a que du gibier. Elle doit s’adresser aux citadins, j’imagine.

Pour finir, direction le Höhenfelder See. Quelque part je ne regrette pas d’avoir été privée de photos car j’ai profité de cet instant magique dont le souvenir est encore bien précis dans ma mémoire. Un début de coucher de soleil automnal – les meilleurs de l’année – sur un lac sauvage et si joli qu’un tournage avait lieu au bord de l’eau. Un clip ? Une scène de film ? Aucune idée, mais le choix du site en dit long sur sa photogénie.

Dernier jour, petite balade urbaine écourtée par la pluie. Et dire que si j’avais pris les transports quelques minutes plus tard, je n’aurais pas croisé ce jeune c***ard ultra zélé.


Martinsviertel, le centre historique de Cologne,


avec ses nombreux restaurants et brasseries.


Ostermannbrunnen, en hommage à Willi Ostermann, un compositeur et parolier de chansons de carnaval. Interdiction de parler de Cologne sans aborder sa plus grande fête au détour d’une photo !


Interdiction également de ne pas parler de bière pour une ville allemande. Ici, on boit de la Kölsch – il y a mieux, mais elle reste meilleure que l’Astra – comme la quasi-totalité des bières…
L’église romane Groß St. Martin qui a donné son nom au quartier emblématique de la ville.

L’une des nombreuses charmantes ruelles de l’Altstadt.


Moment de nostalgie au Rewe : la consigne !


Et dire que ce petit voyage était mon premier en Allemagne depuis que je l’ai quittée. Ce qui aurait dû être un événement joyeux et émouvant, une célébration intime, s’est transformé en vulgaire coup d’épée dans l’eau. Comme quoi, les aléas de la vie sont toujours là pour couper court à nos élans romantiques pitoyables.