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dimanche 5 janvier 2020

Par ici les billets pour le Chatsworth Express !

Explication de titre : « Tickets this way for the Chatsworth Express » sont les premiers mots du laïus d’introduction prononcé par Frank Gallagher, le philosophe ivrogne et personnage principal de la série Shameless (version UK). Accessoirement ma série préférée de tous les temps… et la dernière que j’ai suivie. 
Oh malheur ! Un être humain qui ne regarde pas de séries !? Lis-je ? Sors-je ? Ai-je une vie en dehors des écrans ? La preuve que oui avec ce weekend express - moins de 48 heures - dans la ville où se situe le quartier fictif de Chatsworth ; j’ai nommé Manchester. 
Si on ajoute à cette excellente série les groupes légendaires mancuniens dont je suis fan comme Oasis, New Order et The Smiths et les prix avoisinnant les 50 € pour un aller-retour avec RyanAir, on se dit que les raisons de visiter cette cité industrielle anglaise abondent et que les causes d'un voyage aussi tardif, soit 6 ans après avoir emménagé à Hambourg, resteront non élucidées.
Alors Manchester, c’est d’abord la fête, avec cette célèbre boîte de nuit des années 80 et 90 transformée en sinistre complexe immobilier.


Fermée en 1997 suite à l’overdose d’une jeune femme, The Haçienda n’a pas seulement joué un rôle fondamental dans la diffusion des extas et de la MDMA en Europe, elle a surtout été à l’avant-garde de la vulgarisation de la musique électronique qui accompagnait le mouvement des raves. Et rajoutons-en dans le « prestige » à mes yeux : elle a été dirigée par ce groupe que j’adore – je sais, je me répète – New Order.

Pour faire court, et c’est le cas de le dire, on a surtout traîné autour de Picadilly Gardens 



avec sa grosse boule de Noel. 



Tellement appréciée que le pauvre Monsieur de la mairie prend des photos à la chaîne


Et ce sera tout puisque l’escapade a eu lieu une semaine avant l’inauguration d’un Père Noel géant qui a sans doute ravi les habitants. Damn it !

On a mangé – et surtout attendu – des Burgers au Byron’s, et pas compris le principe de la gamelle qui contient un milk shake de taille normale.


Et puis direction les clubs de Deansgate Locks, avec ben…des Anglaises à température extérieure 7°C.

Et j'ai pris les plus chaudement vêtues là !


Le jour levé, petite escapade au Gay Village et plus précisément dans le parc de Sackville Gardens. 



Ci-dessous le mémorial Alan Turing, consacré au grand mathématicien et pionnier de l'informatique moderne. Il s'est suicidé en 1954 après l' « aveu  » de son homosexualité et aux poursuites dont il a été victime. La reine lui accordera son pardon (au lieu de le demander !!) en...2013 !!?? À noter que depuis 2017, il existe une loi Alan Turing réhabilitant les personnes inquiétées pour homosexualité dans l'histoire du Royaume-Uni.

Une photo prise sous haute-tension (contrairement aux apparences).
 Deux types qui échangeaient des petits sachets à ma gauche m'ont regardée avec méfiance/agressivité
lorsque j'ai dégainé mon portable pour prendre une photo matinale dans ce parc désert.


Une statue en hommage à un éminent scientifique. Quoi de plus normal d'être située près de l'Université de Manchester, avec ses briques rouges que l'on retrouve absolument partout dans la ville.



Prenons le temps d'admirer le beau temps...

vendredi 22 décembre 2017

Réflexions tardives de bon heur


La langue française est souvent injuste pour les femmes :
un travailleur>une travailleuse (une pute)
un gars>une garce
Pourtant, on dit bien :
un pervers narcissique>une ?
un connard>une connasse, personnage hautement comique interprété par Camille Cottin.


La France c'est le pays où un escroc fait 20 % à une élection présidentielle, où un député ayant failli tuer un homme à coups de casque de scooter...reste député et où le Premier ministre prend un vol Tokyo-Paris à 350 000 euros aux frais du contribuable sans raison valable et ne comprend pas que cela puisse choquer. Toutefois, les passions se déchaînent lorsque Sa Majesté ose accepter un coup de fil de la part d'un animateur de divertissement à l'occasion de son quarantième anniversaire.


L'animal de compagnie est la garantie d'un bien-être permanent et même croissant. Quand les humains sont perfides, le chat ou le chien se contente de croquettes et de tendresse pour être comblé. Or voir un être si heureux et reconnaissant envers vous effacerait presque votre besoin naturel d'intégration dans la communauté humaine. 


Le maquillage est un immense privilège accordé aux femmes : celui de porter le masque du présentable qui pousse à adopter un comportement social et sociable. Il fonctionne donc sur le même principe que le tailleur/costume, à la différence que la femme a l'avantage de pouvoir porter les deux !


Les enfants ne sont pas toujours insupportables : ils sont souvent une source de réflexion pour qui sait les observer et écouter. Ils sont les seuls à poser les questions importantes oubliées des adultes et à se créer un monde imaginaire fascinant. Par ailleurs, leurs interrogations expriment déjà un conditionnement de la part des adultes de leur entourage et montrent alors à quel point la société façonne les esprits dès le plus jeune âge. Ex : "Pourquoi t'as pas de mari ?"


Une soirée passée à rire avec des gens drôles et tout simplement agréables constitue l'une des plus grandes joies qu'une vie humaine peut offrir. Elle fait instantanément oublier les déboires sanitaires, financiers et professionnels du médiocre quotidien, paradoxalement grâce à sa simplicité et sa banalité.


Noel a au moins le mérite de forcer les gens à avoir l'"esprit de famille" et à apprécier une période de l'année quasi entièrement privée de la lumière du jour.


L'émission "Les Grandes Gueules" est un bijou de l'audio-visuel français.


Écouter Brothers in Arms de Dire Straits dans des écouteurs pendant une ballade champêtre est une délicieuse expérience fortement recommandée par le Ministère de la Santé.

Les grognasses qui mettent bas ont enfin trouvé une raison de vivre et accessoirement de ne plus faire chier leur monde. En théorie.

mercredi 29 novembre 2017

Le marché aux moutons


Dans sa belle démesure
Le grand peuple germanique
A greffé à sa culture
Une idée frigorifique

Couleurs gaies sur climat triste
Faux chalets en contreplaqué
La fête des altruistes
Arrive comme l’an passé

Odeur tenace de vin chaud
Jouets en bois made in China
Séduisent les Occidentaux
Si proches de leur nirvana

De nos nuits interminables
Il a un jour fallu sortir
D’une naissance croyable
La Lumière devait jaillir

Cette fin de calendrier
Sonne le début de l’enfer
La retenue est décriée
Au royaume du grégaire

Parez sapins, rues et maisons
Dépensez, mangez, souriez
Mettez-vous tous au diapason
Des sans-abris ayez pitié

Oui, Noel est si magique
Elle nous rend solidaires
Et à peine hystériques
Sous l’injonction populaire

Dans ce joyeux stress collectif
Nous détestons ces salopards
Qui devenus trop dépressifs
Mettent nos métros en retard

mercredi 18 octobre 2017

La saison triste

Ca y est. Ce weekend passé à lire allongé dans l’herbe n’était que le dernier soubresaut d’un « été » révolu. Comme chaque année, il est décidément parti trop vite, n’a laissé entrevoir la chaleur réconfortante de son soleil qu’entre deux averses et seules les longues soirées douces et sèches rappelaient sa présence aux habitants de cette ville du nord de l’Europe.

Ca y est. Les trottoirs sont recouverts d’un tapis glissant de feuilles mortes humides, cachant parfois sournoisement des productions canines. Le chat de la maison sort de moins en moins et préfère passer ses quelques heures éveillées de la nuit à manger ses croquettes, ou encore à se désaltérer en trempant sa patte dans le grand verre d’eau oublié par son maître sur la table de chevet. Il observe plus les oiseaux de l’intérieur qu’il ne les chasse à l’extérieur comme il le faisait pourtant il y a quelques jours à peine.

Ca y est. La veille a sonné le dernier repas en famille pris dans le jardin. Précédé d’un apéritif convivial avec glaçons rendus obligatoires par les convenances et non par les températures, il faisait partie des classiques de la belle saison et son souvenir se teinte désormais de mélancolie à mesure que les soirées s’assombrissent.

Ca y est. Les étudiants ont tous repris le chemin de la fac et la nouvelle année scolaire des enfants est bien entamée, apportant son lot de devoirs et de nouveaux professeurs rarement justes et compétents, mais avec lesquels il faudra bien traiter jusqu’au 30 juin.

Ca y est. Bientôt il faudra allumer les lumières du bureau à 15 heures et enfiler de trop nombreuses couches de vêtements chaque matin. Les commerçants rangeront leurs citrouilles pour mettre des calendriers de l’Avant en vitrine et les sempiternels sapins de Noel envahiront les rues pour faire briller de leur gaieté factice ces villes plongées dans l’interminable hiver.