mardi 4 mars 2014

Bilan mitigé

Dimanche 2 mars 2014, 21h passées de 19 minutes et je n’ai aucune, mais alors aucune envie d’entamer une nouvelle et longue semaine. Nous avons tous le blues du dimanche soir et ne faisons rien pour le guérir. Au lieu de cela, la plupart préfère glander sur Facebook afin d’anticiper toute cette semaine pendant laquelle il sera difficile de ne rien faire.

En ce qui me concerne, la semaine qui vient de s’écouler a été si triste que je me fais assez peu d’illusion sur celle qui arrive. J’ai commencé sur les chapeaux de roues avec un réveil à la perceuse à 6 : 30, après 2 heures de « sommeil », elles-mêmes précédées du gai visionnage de deux docus nommés « Gangster’s Paradise », en l’occurrence un sur la Camorra et l’autre sur la Mara 18. Curieusement le premier m’a le plus traumatisée : réveil en nage le cœur prêt à exploser dans la Scampia, insultant tout bas cet abruti de voisin et incapable d’aller me plaindre auprès de lui par peur de me faire buter. Voir le bon côté des choses : je n’ai jamais été aussi heureuse d’habiter à Hambourg, dans ce quartier chic, de prendre ce métro et d’aller travailler (honnêtement, donc pur un salaire de misère) un lundi. Et puis surtout, entre un bricoleur trop matinal et un mafieux…Conclusion : regarder ce documentaire anxiogène a été un mal pour un bien.

Puis les galères s’enchaînent : les collègues relous des autres services et leur désinvolture pour ne pas dire mépris dans la collaboration, la caisse d’assurance-maladie qui ne prend pas en charge mon opération (de plus en plus urgente) de l’Hallux Valgus dans la clinique que j’avais choisie, mon teint qui blanchit de jour en jour, les préparatifs du voyage à Naples qui n’avancent pas, enfin ces 40 heures de boulot et ce temps de trajet qui m’empêchent de récolter des contrats de traduction. Lancez-vous dans une seconde activité freelance ! Tenez un blog ! Sortez le weekend ! Matez la télé ! Ecoutez la radio tous les jours ! Vous l’avez compris, le travail assomme, vous bouffe toute votre énergie et limite intensément toute activité de pur plaisir sous prétexte qu’il faut pédaler pour rattraper le simple coût de la vie, exorbitant, assommant. Seule récompense : les congés payés. Merci le Front Populaire, et bonne semaine. Encore une. 

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